Toute l'actualité du CELT : conférences, revue Études Touloises, prix Moselly...

jeudi 27 février 2014

Séance de mars 2014

La séance aura lieu le 19 mars, exceptionnellement un mercredi et au musée de Toul, 25 Rue Gouvion Saint-Cyr.

"La faim dans le monde : état des lieux et propositions"

Conférence présentée par François Guillaume, ancien ministre de l'agriculture, ancien président de la FNSEA, ancien député européen et député de Meurthe et Moselle.

Entrée libre

À l'issue de la conférence, François Guillaume dédicacera son livre "Vaincre la faim - pour en finir avec l'inacceptable" dont les droits d'auteur sont reversés à l'association "Le plan Guillaume" qui lutte contre la faim depuis 20 ans.

Pour en savoir plus sur le livre, consulter le site de l'éditeur en cliquant ICI.

vendredi 21 février 2014

Apports de la Renaissance à la cathédrale

Lors de la conférence du mardi 11 février, Alain Villes a développé le rôle décisif de la Renaissance dans l'achèvement de la cathédrale Saint-Étienne de Toul.

Alain Villes - Historien
(Photo Jean-Michel Florentin)


Voici, en résumé, ce qui a été présenté à un public attentif, dont certains membres étaient venus de loin (Metz, Épinal), preuve de l'intérêt que suscitent les conférences du CELT au niveau régional.


C'est à la Renaissance que l'édifice acquiert son aspect définitif.


Les apports Renaissance - extrait du diaporama présenté lors de la conférence
(Photo Jean-Michel Florentin)

Pour l'extérieur, la construction des diverses tours qui devaient encadrer la nef à l'image d'une châsse reliquaire, se fait en fonction de plans initiaux, mais aussi des impératifs financiers et de la fragilité des éléments. Six tours coiffées de flèches ajourées avaient été prévues. Suite à l'effondrement de la tour Saint Paul au sud, la tour saint Pierre est raccourcie afin de symétriser le chevet et ces deux tours sont couvertes de toitures en ardoise en forme de bonnet de prêtre.
Le projet de la petite tour centrale orientale est abandonné au profit du lanterneau plus connu sous le nom de "campanile à la boule d'or", érigé au dessus de la croisée du transept.
En façade, les tours saint Gérard au nord et saint Léon au sud, resteront limitées à leur base octogonale. Il n'est pas impossible qu'elles aient été surmontées temporairement d'une flèche en bois. Entre les deux, le clocheton de l'horloge tel que nous le voyons aujourd'hui remplace une troisième flèche initialement prévue.

Quant à la toiture, celle disparue définitivement lors de l'incendie qui la ravagea pendant la guerre a été reconstituée pratiquement à l'identique, mais avec une pente plus faible. La faitière ouvragée avait dû être supprimée en raison de son poids.


Toiture et tours de la cathédrale


Lanterneau de la boule d'or et tours du chevet
(Photos Micheline Montagne)


La Renaissance s'exprime aussi par la construction de la chapelle des évêques au nord, et par celle de la chapelle de tous les Saints dite "de Jean Forget" au sud. C'est aussi le cas de l'édification du jubé, aujourd'hui disparu, mais qui a été mis à l'honneur cet été lors d'une reconstitution et d'une exposition dans le cadre de l'année Renaissance.

La chapelle des évêques d'après l'aquarelle de M. Stein - 1904
Extrait du diaporama présenté lors de la conférence
(Photo Jean-Michel Florentin)

Maquette du jubé présentée à la cathédrale lors de l'exposition estivale en 2013
(Photo Micheline Montagne)

Pour ce qui est de l'élévation du chevet, elle est réalisée sans rupture avec le style gothique initial.

(Photo Micheline Montagne)

mercredi 12 février 2014

Histoire des Études Touloises : 40 ans déjà ! (2)

1984-1993 : Deuxième époque

  1984 : Jusqu'au n° 33, la revue est constituée de feuilles dans une couverture à dos collé. À compter du n° 34, la revue est pliée et agrafée. Elle rejoint alors la technique habituelle des revues de presse traditionnelles. On quitte alors CRDP pour être réalisée la société Tecnodim implantée d'abord dans le vieux Metz puis à Marly (c'est avec cette société qu'avaient été édités, par Le Pélican en 1981, les ouvrages concernant la cathédrale de Toul).
Marcelle Mennegand rejoint le comité de lecture à compter du n° 34 et Michel Graindépice à compter du n° 38.

Pour la rendre plus attractive pour le public, il est fait appel à une société privée qui conçoit une nouvelle mise en pages et provoque des changements au niveau des contenus. La revue reste une publication d'histoire locale mais s'immisce dans l'actualité récente. Cette expérience, peu concluante mais surtout mal comprise, sera abandonnée au bout de deux ans mais le nouveau style perdurera. Avec le développement des ordinateurs, la composition est alors réalisée, par souci d'économie, sur un Macintosh avec un logiciel de PAO par mes soins. J'utilise, dans un premier temps, Page Maker, puis plus tard dans les années 2000 Quark Xpress.

  1986 : Nouvelle couverture, un bandeau latéral rouge introduit l'image de la couverture en noir et blanc, et contenus plus "classiques". Devant une certaine baisse du nombre de lecteurs ou d'abonnés, un appel à l'aide sous le titre "sauvons la revue" est lancé dans l'éditorial du n° 41.
Jean-Pierre Blin (composition et publicité) et Edith Coyen (saisie des textes) apparaissent dans l'équipe de réalisation.

  1988 : Trois "secrétaires" se partagent les saisies de textes publiées dans la revue : Édith Coyen, Sylvie Fracassi et Nadine Kloster.

  1991 : Le n° 60 "Talents de jeunes" est proposé à de jeunes auteurs pour servir de tremplin à de nouvelles vocations. C'est le début d'une série de numéros spéciaux qui, d'années en années, ont permis à quelques uns des auteurs-chercheurs d'aujourd'hui ont commencé à publier grâce aux Études Touloises.

  1993 : Les maquettes sont totalement réalisées par nos soins grâce aux progrès de l'informatique. Certes il faut encore parfois une aide professionnelle : ce sera le cas pour le n° 66 avec Frédéric Duhamel mais cela nous permet de "gagner" notre autonomie.

  Les calendriers

De 1984 à 1986, 3 calendriers sont édités sous la marque "Études Touloises" et vendus en librairie. Ils connaitront un succès mitigé même si leur vente permettra à l'association d'engranger quelques moyens de participer au financement de la revue. Bien évidemment, ces calendriers ont une vocation culturelle. Leurs titres en témoignent :
  • 1984 : Les rues de Toul hier et aujourd'hui avec deux photos, l'une d'après une carte postale ancienne du début du XX° siècle et une photo contemporaine, avec commentaire.
  • 1985 : Les bonnes recettes de chez nous (1), illustrées par Odile Mélinette. Les recettes sont empruntées à divers ouvrages régionalistes mais aussi à d'anciennes coupures de journaux des "années folles". Les dictons ont été écrits en patois et en français par René Nouveau.
  • 1986 : Les bonnes recettes de chez nous (2), illustrées par Odile Mélinette, Marie Kieffer, Helga Husson, Édith Coyen, Marie-France Valissant, Françoise Aubert. Les recettes sont de Jeanine Toussaint, Jean-Marie Cuny, Le Dauphin, Le Château d'Adoménil, Michel Million, La Toison d'Or de Nancy.

  Les éditions "Études Touloises

En 1987, nous participons à la réalisation d'une livre-maquette sur la Porte de Metz de Toul. Ce livre a été diffusé dans le cadre d'une exposition réalisée par des élèves d'une classe de 5ème du collège Valcourt.
En 1990, est publié une plaquette intitulée "J'avais 4 ans en 1900" dans laquelle Suzanne Égloff raconte sa jeunesse touloise.

Numéros remarquables au cours de cette seconde décennie :

N° 34 (1985) - Nouvelle couverture, nouvelle formule
N° 50 (1989) - En forme d'anniversaire

N° 52 (1989) - Une vénérable association touloise se raconte
N° 57 (1991) - Un grand succès de librairie

N° 60 (1991) - Talents de jeunes
N° 62 (1992) - Les rues de Toul (1), début d'une longue série

N° 68 (1993) - Un autre grand succès

Calendrier 1986

Bernard Humbert - 12 févier 2014



lundi 10 février 2014

Apports de la Renaissance à la cathédrale

Conférence par Alain Villes, historien, mardi 11 février 2014 à 20 heures 30, salle des adjudications, Toul.

(Article paru dans l'Est Républicain - 10 février 2014)

dimanche 2 février 2014

Séance du mardi 11 février 2014

Conférence par Alain Villes, historien, conservateur en chef au musée d’archéologie nationale de Saint-Germain-en-Laye


La Renaissance dans la Cathédrale de Toul : un aperçu


Salle des adjudications - 20 heures 30 - entrée gratuite

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Chœur de la cathédrale Saint-Étienne


Chapelle de Tous les Saints vue du cloître


Chapelle des Évêques vue des jardins de l'hôtel de ville

©Photos Micheline Montagne

samedi 1 février 2014

Les lauréats du prix Moselly publient #3


Gilles Laporte n'en est pas à son premier roman et ses portraits de femmes, comme celui de Julie-Victoire Daubié, une Lorraine première bachelière de France, sont toujours pleins de sensibilité. Les femmes de sa vie avaient d'ailleurs fait l'objet d'une conférence à Toul la saison dernière dans le cadre de Phil'Art.

Son dernier né : La Clé aux Âmes
est paru en janvier 2014 - Presses de la cité - Terres de France


"De 1925 à 1954, en Lorraine. Le roman d'une transmission familiale, d'une vocation, d'un engagement pour l'école laïque ; c'est le roman de la vie de Paul Delhuis, instituteur passionné, franc-maçon, qui traverse tous les tumultes de l'histoire sans renoncer à ses convictions."

Il nous livre un extrait du premier chapitre sur son blog : LAPORTEPLUME.


Gilles Laporte est lauréat du prix Moselly pour sa nouvelle Les étoiles de Plamont (1983). Il est actuellement président du prix Erckmann-Chatrian, le "Goncourt Lorrain".

lundi 27 janvier 2014

Histoire des Études Touloises : 40 ans déjà ! (1)

1974-1983 : première époque

  Janvier 1974 : Sortie du numéro 1. Cette initiative fait suite à une réunion du jury du Prix Moselly, quelques semaines plus tôt, au cours de laquelle les moyens de faire connaître ce concours ont été recherchés. J'ai alors proposé au docteur Michel Hachet, président du CELT, cette idée de publication et me suis mis au travail en vue de la réalisation d'un modeste ouvrage, dont la parution pourrait être annuelle à l'occasion de la remise du prix et qui serait consacré à notre écrivain toulois ainsi qu'au prix décerné en fin d'année. Le numéro 1 paraît donc en janvier 1974 avec 5 articles dont le prix Moselly 1973 : "L'Odyssée de la Lucie". Ce premier numéro a été réalisé au moyen de "stencils" frappés à la machine à écrire par Mme Chadron et "ronéotés" à la mairie de Toul. Il compte 46 pages.
  Devant le succès de cette première parution, il est décidé d'en sortir un autre au cours de l'année. La publicité y entre pour participer au financement et le numéro 2 paraît en septembre 1974. Si ses 64 pages restent multigraphiées, à l'exception de quelques illustrations noir et blanc sur papier glacé, la couverture et la reliure sont alors réalisées au CRDP de Nancy, imprimerie qui va jouer, au cours des années suivantes, un rôle grandissant.
  Une équipe de pionniers anime alors cette section du CELT : autour de Bernard Humbert, on trouve, Madeleine Petit, Daniel Steinbach, Jacques Joyeux...

  1975 : Le numéro 3 est encore multigraphié mais de la couleur y apparaît : sur la couverture et sur une page intérieure (costumes militaires). Le numéro 4 est le premier à être en grande partie réalisé au CRDP encore qu'il faille souvent apporter un coup de main à la reliure. Pour sa préparation, la frappe est effectuée sur une "machine à boules", d'abord par mes soins puis, dans les années 80, avec le concours d'Edith Coyen, qui occupera une fonction de secrétariat pendant quelques années. L'équipe s'agrandit aussi avec le couple Dayer, Yvonne et Jean-Pierre, à la publicité et aux maquettes.

  1977 : Les Études Touloises deviennent trimestrielles avec 4 numéros par an. Parfois, un numéro double, souvent consacré à une même famille de sujets, viendra réduire à 3 les parutions de l'année en cours.

  1978 : Deux numéros sortent de l'ordinaire : le n°11 sur la "Faïencerie Bellevue" qui sera très vite épuisé. Il est encore aujourd'hui très recherché. Et le n°13 (numéro double) qui fut le catalogue de l'exposition organisée par les Études Touloises sur les "Productions Touloises" (Ce numéro est le seul à avoir été imprimé à Toul, sujet oblige !).

  1979 : Claude Adam remplace Mme Petit aux abonnements. Jean-Pierre Dayer gère seul les publicités.

  1981 : Une collection, qui aura finalement 4 numéros, est lancée : "Mon village en Lorraine". La maquette est l'œuvre de Jean-Pierre Blin. Il s'agit de réunir dans un même fascicule, les articles ou monographies concernant un même village. Cette année-là, le premier tome concerne Villey-le Sec. Suivront, les années suivantes, Bruley, Aingeray et enfin Lucey.

  1982 : Gérard Howald remplace Claude Adam à la diffusion et aux abonnements. Après la sortie du numéro 25 (1982), il est nécessaire de publier un "erratum" pour corriger les nombreuses fautes de frappe. On constitue alors un comité de relecture des articles. Il est composé de Suzanne Egloff, Jacques Joyeux et Madeleine Paulin.

  1983 : Philippe Jeandat vient épauler Gérard Howald dans la gestion financière des Études Touloises. Cette année se termine avec la publication, dans le numéro 30, de la première partie de "Bruley au fil des ans" par Bernard Manet.

  1983 :
  L'équipe des Études Touloises, animée du même projet de départ, publie, en octobre de cette année un ouvrage relié, illustré par Jean Morette, le dessinateur attitré du Républicain Lorrain, contenant une dizaine de prix Moselly. Ce beau livre, intitulé "En Lorraine, au coin du feu", sera publié à 1000 exemplaires et connaîtra un relatif succès de librairie. Il a été réalisé par l'imprimerie Tecnodim de Marly qui deviendra, l'année suivante, celle des Études Touloises.



Numéros remarquables au cours de cette première décennie


N°1 le lancement (1974), N°11 et N°13 (1978)




N°18 (1980), N°27 (1982) et N°29 (1983)

La suite .... Deuxième époque : 1984-1993,  prochainement...

 Bernard Humbert 25 janvier 2014