Toute l'actualité du CELT : conférences, revue Études Touloises, prix Moselly...

mercredi 11 décembre 2019

Conférence au musée Michel Hachet (Toul)

Dans le cadre de "une heure une œuvre", organisé par les Amis du Musée, Philippe Masson (président du CELT) présentera le tableau peint par Paul Riquet XIXe siècle : Christophe de la Vallée de Rarécourt de Pimodan, évêque de Toul de 1589 à 1607.
Samedi 14 Décembre à 14 h 30 au musée de Toul.

Conférence reportée à une date ultérieure.


Saint-Nicolas [Conférence du 10 décembre 2019]

Peut-être que le public pensait tout connaître sur Saint-Nicolas, mais nul doute qu'il n'ait été intéressé par cette conférence et qu'il n'ait apprit des éléments nouveaux sur ce saint (né vers 270 – mort en 345), évêque de Myre à qui on attribue de nombreux miracles.
Un riche diaporama agrémenté de quelques illustrations sonore a été présenté par Marie-Hélène Colin qui a su maintenir l'attention du public. Après la vie du saint, qui n'a au départ aucun lien avec la Lorraine, elle a expliqué comment, depuis René II, il est vénéré dans la toute la Lorraine, jusque dans le moindre village, et plus particulièrement à Nancy et Saint-Nicolas-de-Port qui ont déposé la marque « Saint Nicolas » et ses variantes à l’INPI depuis 2009. Festivités et grand défilé ont lieu chaque année dans les rues de la première, pieuse procession dans la basilique de la seconde en mémoire de la libération du sire de Réchicourt.
Depuis bien avant l'invention du père Noël, il gâte les enfants sages dans la nuit du 5 au 6 décembre, accompagné (de moins en moins) par le père Fouettard, terreur des enfants moins sages, caricature de Charles Quint, tirant son origine dans le siège de Metz en 1552.
L'exposé a été suivi d'une discussion avec de nombreuses questions et remarques.

Marie-Hélène Colin



Jean-Pierre Bainville, spécialiste en chocolat, lui a offert un beau Saint-Nicolas.


Saint-Nicolas mon bon patron, par le compositeur, chanteur et guitariste nancéien Eddy la Gooyatsh, accompagné de ses acolytes.

jeudi 5 décembre 2019

Conférence du 10 décembre 2019

Pour finir l'année, le CELT propose de venir écouter Marie-Hélène Colin, spécialiste des saints lorrains. Elle viendra le mardi 10 décembre à 20h30 salle des Adjudications pour évoquer "Saint Nicolas, patron des Lorrains".

Marie-Hélène Colin a soutenu en 2006 à Nancy une thèse intitulée "Les saints lorrains : entre religion et identité régionale : fin XVIe - fin XIXe siècle".
Elle est actuellement enseignante en histoire-géographie.


Saint Nicolas, originaire de Lycie en Turquie, est le patron de la Lorraine depuis 1477. Bien que n'étant jamais venu en Lorraine, il est aujourd'hui le saint emblématique de notre région que l'on célèbre pendant un mois à Nancy. À travers son histoire, des églises, des patronages, des miracles, des chansons, des fêtes..., il prend toute son importance en Lorraine et nous ramène en enfance chaque année autour du 6 décembre.

Vitrail de l'église de Baâlon, en Meuse

jeudi 28 novembre 2019

mercredi 27 novembre 2019

Hommage aux 70 ans du prix Moselly, et présentation du cru 2019

À l'occasion de la remise du prix Moselly 2019 à Marie Roy, la secrétaire, Corinne Florentin, a souhaité honorer les 70 ans du prix par une rétrospective, avant de présenter le cru 2019.

 Corinne Florentin (à droite) à côté de Marie Roy, lauréate 2019

Voici le texte de l'intervention de Corinne Florentin :


Le prix Moselly fête donc ses 70 printemps. 70 ans, quel bel âge !

Cela représente environ 800 participants au prix, 800 participants qui ont glissé leur plume sur le papier pour, dans nos cœurs, faire vibrer notre belle Lorraine.
Bon d'accord, aujourd'hui, le papier est aussi virtuel : mais nos cœurs vibrent tout autant.

Revenons donc quelques instants sur ce long parcours de près de trois générations.

Pour cette intéressante, je l'espère, et amusante rétrospective, j'ai puisé mes sources dans les précieuses informations d’Études Touloises, et notamment dans l'article de Claude Flaczinsky publié pour les 50 ans du CELT.

Donc, à la fin de l'année 1948, naît le Cercle d’Étude Locales du Toulois avec tous les domaines qu'il se propose de promouvoir : archéologie, histoire de l'art, architecture, traditions populaires, tourisme, géographie, musique, cinéma, photographie et même la littérature, et en créant, le 6 mai 1949, le premier règlement du prix Moselly.

Dès 1949, le conseil municipal, enthousiasmé par le projet, selon les mots d'une secrétaire du prix Moselly en 2002, Véronique Florentin, octroie une subvention.
- en 1959, elle sera de 50 nouveaux francs,
- en 1964, de 150 francs et deux récompenses – l'article ne dit pas lesquelles mais depuis longtemps maintenant, les Amis des Arts offrent le diplôme original au lauréat,
- en 1969, 200 francs,
- en 1991, le comité est informé que la ville de Toul a décidé de porter à 2000 francs la dotation du Prix,
- en 1999, au passage à l'euro, elle passe à 305 euros
- en 2002 elle est de 382 euros : c'est la somme reçue par Josette Codron.

Mais revenons en 1949. Cette année-là, 43 nouvelles ont été reçues : le lauréat fut Georges Uriot pour « Le dernier vigneron ».

En octobre 1951, le CELT met en place un comité Moselly sous la présidence de Marie Royer, qui venait d'être, l'année précédente, la 2ème lauréate du prix, avec « Les deux désirs de la Clarisse ». En 1951, aucun prix n'est attribué. D'ailleurs, depuis 1949, par 10 fois le prix n'aura pas été remis.

Le 3 mars 1952 : nouveau règlement du prix Moselly. Il sera revu régulièrement. La dernière fois, c'était cette année pour y introduire l'aspect électronique : les participants envoient aussi leur nouvelle en version informatique.

En 1957, c'est le fils d’Émile Moselly, François Chénin, qui vient remettre le prix à Jean-Michel Risser, récompensé pour sa nouvelle « Le catalogue », qu'il a signée du pseudonyme Jean Amant. François Chénin viendra remettra une seconde fois le prix en 1966 pour le lauréat 1965, Yvon Régin, dont la nouvelle s'intitulait « Théophile » - à cette période, le prix était remis au printemps, sans doute pour lancer la nouvelle saison - comme on dit maintenant.

Puis le secrétaire du prix Moselly fut Charles Hoffmann. Il déménage à Nancy en 1964, mais conserve « la lourde charge du secrétariat » – selon les mots de Michel Hachet. Je cite Monsieur Hachet pour valoriser ma lourde charge de secrétaire ! Mais ô combien passionnante !

Hélas, en 1965, Charles Hoffmann meurt et c'est Madame Bertrand qui lui succède au poste (elle n'a pas été participante au prix).

En 1966, c'est Alain de Looz-Corswarem qui reçoit le prix Moselly pour « Quand j'étais enfant de chœur ». Il deviendra à son tour secrétaire du prix Moselly, donc après Marie Royer. Il est le 2ème lauréat à devenir secrétaire : je ne veux pas vous mettre la pression, Marie Roy, mais il se pourrait qu'un jour...

Poursuivons :

En 1967, ce sont 34 nouvelles qui ont été lues par le comité du prix Moselly. 36 en 2017, et 28 ces deux dernières années.

Je souligne qu'en 1969, Jean-Pierre Ziegler reçoit le prix pour « Eléonore » ; en 1981, Irène Génin-Moine pour « Le vin de messe », en 2002 Josette Codron pour « Le cadet ».

Et c'est en 1970, qu'Alain de Looz-Corswarem relance l'idée d'une présélection des nouvelles par un jury local, suivie d'une élection par ses membres plus ceux d'un jury extérieur. C'est toujours valable aujourd'hui.

En 1972, lors de la remise du prix, est projeté un film issu de la nouvelle de Marie Royer dont le titre était – pour voir si vous avez suivi : « Les deux désirs de la Clarisse », film tourné à l'été 1970 à Toul, Bicqueley et Gibeaumeix. L'an dernier c'est le film tiré de la nouvelle de Jean-Pierre Ziegler qui a été projeté au CELT lors de la dernière assemblée générale.

Comme on peut le voir, à lui tout seul, le prix Moselly s'inscrit dans de nombreux domaines promus par le CELT : archéologie (c'est ce que je suis en train de faire !) cinéma, tourisme, et… géographie par les envois de nouvelles des quatre coins de la France, ou encore nos traditions populaires souvent illustrées dans les nouvelles.

Poursuivons le chemin à travers le temps : en 1974 une naissance : celle d'un beau bébé de papier, j'ai cité : Études Touloises ! Revue dans laquelle paraîtront désormais les nouvelles gagnantes. Je note d'ailleurs que pour ce 70ème anniversaire, le prix Moselly est publié dans le 170ème numéro d’Études Touloises. C'est vrai, ça ne veut rien dire, mais c'est étonnant !

En 1975, c'est Pierre Goudot qui succède à Alain Looz-Corswarem. Il est vrai qu'il n'a pas participé au prix, mais il a carrément été « le spécialiste d'Émile Moselly » dont il a étudié la vie et l'œuvre.
Pierre Goudot a été secrétaire jusqu'en 1979, mais il est resté membre du jury jusque l'an dernier. J'ai eu le grand plaisir de parler avec lui au téléphone, c'est le plus ancien secrétaire que j'aie pu connaître. On peut dire de lui qu'il est resté « Moselly » jusqu'à la fin de ses jours, car il nous a quittés peu après avoir décidé de quitter le jury car il se sentait fatigué.
C'est d'ailleurs lui qui écrit sa biographie dans le livre « Dans les pas de Moselly… » que nous offrirons tout à l'heure à Marie Roy.

Ensuite, c'est Yvonne Dayer qui a succédé à Pierre Goudot en 79 (pas participante non plus, finalement Marie Roy vous pouvez peut-être être tranquille !)

En octobre 83, un recueil de nouvelles du prix Moselly sort des presses : « En Lorraine au coin du feu ».
En 1987 du suspense ! Inquiétude au prix Moselly : Yvonne Dayer n'a vu personne, ou presque, à son bureau pour retirer le règlement du prix Moselly. Inquiétude vaine cependant puisqu'un prix a bien été attribué cette année-là à Vincent Decombis pour « Gangsters de terroir ».

En 1998 est lancée l'idée de présenter le prix Moselly sur Internet. Depuis c'est chose faite : c'est Micheline Montagne, qui avait succédé à Josette Codron, qui a lancé les informations numériques relayées par le site d’Études Touloises.

Depuis cette année, en 2019, nous demandons aussi aux participants l'envoi d'un format numérique de leur nouvelle. Le système se met en place. Il permet un gain de temps pour la secrétaire, et des économies de papier et de timbres pour le trésorier.

À noter que les participants, durant longtemps, payaient leur participation en timbres postes (20 timbres à 46 centimes au début du siècle). Aujourd'hui, c'est un chèque de 10 euros pour couvrir les frais générés par le prix Moselly : heureusement car j'ai encore quelques timbres en stock à utiliser.

C'est donc cette ouverture au numérique qui permet à de jeunes Bretonnes de participer au prix Moselly, mais aussi à d'autres Lorrains.

15 Lorrains cette année sur les 28 participants, dont 14 Meurthe et mosellans (10 l'an dernier), 1 alsacien et 4 de la région parisienne, l'Ain, l'Yonne (Sens), Lyon (69), la Loire atlantique (44), les Alpes maritimes (06) Nice, l'Allier (03) Montluçon, et le Puy de Dôme (63) Lempdes.

Un tout petit peu plus d'hommes (15) que de femmes (13).

Le milieu professionnel ayant trait à l'écriture est très représenté (10 personnes en activité professionnelle ou retraitées) : outre les personnes de l'éducation nationale, un traducteur et une linguiste.
- beaucoup d'étudiants cette année : 4,
- 10 retraités (11 l'an dernier 39%).

Cette année, 23 premières participations (79%). C'était 22 l'an dernier.

La première fois aussi pour Marie Roy, première fois au prix Moselly, mais votre parcours est semé de prix couronnant vos écrits.

Parlez-nous de vous !

dimanche 24 novembre 2019

Cérémonie de remise du prix Moselly 2019

Courageuse, la lauréate du prix Moselly d'avoir, avec son conjoint, traversé la France d'ouest en est pour se rendre à la remise du prix. Ce fut un long voyage, ce samedi 23 novembre 2019.

Départ du village de Saint-Jean-sur-Couesnon dans l'Ille et Vilaine où réside le couple, après avoir confié leurs trois enfants (2, 5 et 8 ans) à la garde de leur grand-mère. Prendre le train (un TER) à la gare la plus proche. Traverser Paris au pas de course entre la gare Montparnasse et la gare de l'Est (les couloirs du métro à Montparnasse sont interminables) pour y attraper de justesse le train en direction de Nancy. Le trajet Paris-Nancy se fait en 1 heure 30 par TGV. Une correspondance à Nancy pour rejoindre Toul en TER, lequel emprunte une partie de la vallée de la Moselle. Marie y découvre avec étonnement la présence de cormorans sur la rivière, comme quoi, il peut y avoir d'étonnantes similitudes entre le Bretagne et la Lorraine. Et encore, elle n'y a pas vu les mouettes !

Une délégation du CELT, constituée de la secrétaire du prix Moselly et du trésorier, les a accueillis à la gare de Toul à 15 heures, et conduits à leur hôtel tout proche. Une chambre et deux petits-déjeuners leur étaient réservés, (frais payés par l'association).
Leur souhait de visiter seuls la ville dont ils avaient un plan, puis de se reposer avant la remise du prix a été bien entendu respecté.

18 heures 15 : la salle des mariages de l'Hôtel de Ville était pleine quand a commencé la conviviale cérémonie, il avait même fallu ajouter des sièges au dernier moment.
Après l'accueil par le maire, Alde Harmand, et par le président du CELT, Philippe Masson, la secrétaire, Corinne Florentin, a fait une rétrospective bien sympathique du prix Moselly dont on fêtait les 70 ans ; puis elle a invité Marie Roy à se présenter et à lire sa nouvelle "Les mouches à moteur".
À l'issue de la lecture, le public, séduit par son texte émouvant, n'a pas ménagé ses applaudissements.
Marie Roy, déclarée définitivement 61e lauréate (le prix n'ayant pas été décerné lors de 10 années) a alors reçu des mains du maire et de Gérard Howald, adjoint à la culture, un chèque de 500 euros et le livre "Toul fidèle à son histoire fière au présent", de Michel Brunner. Le CELT lui a offert le livre "Dans les pas de Moselly", un florilège de textes de l'auteur régionaliste, réalisé par le CELT, et 5 exemplaires du n° 170 de la revue Études Touloises, toute fraîche sortie de chez l'imprimeur, dans laquelle sa nouvelle est éditée. Marie Kiffer et Fabienne Barbilllon, deux artistes des Amis des Arts du Toulois, lui ont remis un diplôme original.

C'est autour du verre de l'amitié proposé par la ville que chacun a pu commenter la nouvelle, échanger avec Marie Roy, faire dédicacer sa nouvelle...

Vers 20 heures, les deux Bretons, les deux artistes, le président du CELT, une partie des membres du jury et leurs conjoints, se sont retrouvés au restaurant où, entre deux plats, la lauréate et son conjoint, tous deux invités par l'association, ont pu faire connaissance avec la vingtaine de convives.

Quant au CELT, il est heureux d'avoir récompensé une Celte ayant quelques liens généalogiques avec la Lorraine, du côté de Rombas et de Bitche ; cette dernière localité justifiant la "lorrainitude" de sa nouvelle.

Chronologie illustrée de la cérémonie :

 Alde Harmand, maire de Toul

Philippe Masson, président du CELT

Corinne Florentin, secrétaire du prix Moselly

Marie Roy, lauréate, en cours de lecture de sa nouvelle

Alde Harmand et Gérard Howald, adjoint à la culture, remettent le "gros" chèque de 500 euros et un livre sur Toul à Marie Roy

Les artistes Marie Kiffer et Fabienne Barbillon ont réalisé un diplôme original...

... que découvre la lauréate

Elle reçoit également le livre "dans les pas de Moselly" des mains de Philippe Masson

Le diplôme

Le numéro 170 des Études Touloises,
en vente à Toul (maison de la presse, librairie Bossuet) ou sur le site de la revue