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dimanche 28 novembre 2021

Remise du prix Moselly 2021 à Marie-Christine Quentin (27 novembre 2021)

Accueil municipal dans la salle des mariages de l'Hôtel de Ville. Le maire, Alde Harmand, retenu par d'autres obligations, s'était fait excuser et remplacer par son adjoint à la culture, Matthieu Vergeot. 

Intervention de Philippe Masson, président du CELT. 

Intervention de Corinne Florentin, secrétaire du prix Moselly. 

Après avoir été invitée à se présenter, Marie-Christine Quentin procède à la lecture de son émouvante nouvelle 'La déchirure". 

La lauréate offre ses quatre recueils de nouvelles à la médiathèque, représentée par Nicolas Henriot, membre du jury.  

Puis elle reçoit un chèque de 500 euros de la part de la ville de Toul, un diplôme original réalisé par Fabienne Barbillon et 5 exemplaires de la revue Études Touloises dans laquelle sa nouvelle est éditée. 

Lors du vin d'honneur offert par la municipalité, la 63e lauréate du prix Moselly a pu dédicacer son œuvre. Le repas qui a suivi au restaurant à Écrouves, a permis au jury de partager un moment convivial avec Marie-Christine Quentin. 
Gite et couvert étaient offerts par le CELT à la lauréate et à son conjoint venus d'Alençon (Orne) pour la cérémonie.


Le n° 178 des Études Touloises est paru- N°174 en ligne

 
Au sommaire : 
  • La « fée électricité » s’installe à Toul, par Michel Poirson 
  • Les vétérans meurthe-et-mosellans de 1870-1871 : des patriotes au service de la IIIe République, par Brieuc Guinard 
  • Lettre à Émile Moselly, par Anne-Marie Liedot 
  • Prix Moselly 2021 : La déchirure - Marie-Christine Quentin 
  • Le chanoine Étienne Drioton, un éminent égyptologue du XXe siècle, par Michèle Juret 
  • Les confréries, à Toul, au XVIIIe siècle, par Jean-Paul Aubé 
 Mais aussi : 
  • Au musée : programme de décembre 2021 à mars 2022 
  • Chronique des 800 ans de la cathédrale de Toul
  • La confrérie de la Capucine 
  • Partenariats : La Gazette lorraine 

Pour consulter les articles du n°174, cliquer ICI.

vendredi 12 novembre 2021

Marie-Christine Quentin (échange avec un journaliste)

Vous êtes originaire de Normandie, vous aimez la mer, vous faites de la photographie…

Et puis et surtout, vous êtes auteure de quatre recueils de nouvelles : « Des bleus au ciel » ; « À fleur de sel » ; « La petite voix et autres résonances » ; « Inflexions », tous publiés chez L’Harmattan dans la collection « Nouvelles nouvelles », dont vous êtes d’ailleurs à l’origine de la création chez votre éditeur.

C’est dire si ce genre, parfois un peu boudé en France, vous tient à cœur !

1°) Certains de vos textes ont été couronnés de prix littéraires, dont entre autres, le très prestigieux prix de la nouvelle George Sand. Cela a-t-il marqué un tournant dans votre carrière littéraire ?

Oui, je dirais même que c’est celui qui m’a lancée. Attribué chaque année à une lauréate parmi les très nombreuses auteures qui y participent (250 cette année-là, plus de 400 en 2021), il m’a permis de prendre confiance en moi. Je ne remercierai jamais assez les membres du jury de ce concours qui m’ont vivement encouragée à continuer, moi qui doutais alors beaucoup de moi (ce qui n’a guère changé !) Cette belle reconnaissance fut pour moi un vrai stimulant, et m’a incitée à contacter des maisons d’édition, dont L’Harmattan. Depuis, ce n’est que du bonheur !

J’encourage vivement les auteures de nouvelles à participer à ce concours organisé par des bénévoles passionnés par ce genre littéraire qui, j’en suis persuadée, retrouve depuis quelques années toutes ses lettres de noblesse auprès des lecteurs. Se donner à lire, c’est prendre la mesure de son écriture pour s’améliorer.

2°) Depuis quand écrivez-vous ? Et pourquoi des nouvelles uniquement ? Quelle est la particularité de la nouvelle, pour que vous lui accordiez tant d’importance ?

Enfant, j’étais une grande lectrice, et j’ai très vite eu le goût des mots. Je prenais plaisir à inventer et écrire de petites histoires que je compilais dans des cahiers. Je jouais avec les mots, les phrases, les triturant dans tous les sens comme d’autres jouaient avec les LEGO. Et c’est ce qui me plaît toujours dans la nouvelle. Contrairement au roman dans lequel l’auteur peut délayer son écriture, la nouvelle oblige à la précision : chaque mot, chaque ponctuation doit être pesée pour lui donner ce caractère à la fois bref et intense qui fait la qualité d’une nouvelle réussie. Rien ne m’agace plus que de m’entendre dire que j’écris des nouvelles parce que je ne tiendrais pas la longueur sur un roman ! C’est une approche du genre totalement erronée ! Compare-t-on un coureur de marathon avec un coureur de 100 mètres ? Ce sont deux disciplines différentes. La nouvelle est exigeante. Elle demande un travail d’orfèvre. Du ciselage. Je la compare souvent à la dentelle au point d’Alençon, ville où je suis née et où je vis encore aujourd’hui. Toutes deux nécessitent de la finesse, de la minutie et du raffinement.

3°) Qu’il s’agisse de livres, des paysages de votre région d’origine ou de pays plus lointains : quelles sont vos sources d’inspiration ?

Vaste question ! Mes voyages, mes rencontres, bien sûr… mais aussi parfois une simple image, une scène de la vie courante, aperçue brièvement lors d’un trajet en voiture ou en train. L’actualité aussi, que j’essaie de placer au cœur de mes nouvelles pour tenter de faire passer des messages. Les grands espaces me fascinent et ont depuis toujours accompagnés mon écriture : la mer, le désert, le ciel et les étoiles, une trilogie qui m’est chère. Des horizons infinis où l’homme peut tout à la fois se sentir si petit, et si riche de son humanité …

Quant aux livres, certains demeurent pour moi des références incontournables. Le Petit-Prince d’Antoine de Saint-Exupéry est omniprésent dans mes recueils.

4°) Que pouvez-vous nous dire de votre dernier recueil, « Inflexions » ? Où emmenez-vous le lecteur ?

Dans la vie, les choses peuvent basculer brusquement : un accident, un rien, un grain de sable qui vient tout perturber… C’est souvent le cas dans les nouvelles dites « à chute ». Mais la plupart du temps, le cours de la vie s’infléchit peu à peu, tout en douceur. C’est à ce moment où la vie s’incurve, prend lentement un autre chemin, que je me suis intéressée dans ce recueil. À travers les nouvelles qui le composent, le lecteur voyagera dans le désert, en mer, à Paris, à Pékin, dans les îles du Pacifique ou du golfe du Morbihan, mais aussi dans l’espace (il ira jusque sur la Lune) et dans le Temps… Et tout cela sous le regard bienveillant des étoiles… C’est un recueil que j’ai souhaité poétique…

 5°) Et actuellement, êtes-vous en train de préparer un cinquième recueil ? Peut-on dire que, du point de vue de l’écriture, que vous avez toujours un peu « quelque chose sur le feu » ?

Oui, j’ai toujours quelques nouvelles sur le feu ! Cela ne veut pas dire qu’un nouveau recueil sortira bientôt… Chez moi, une nouvelle peut parfois mijoter très longtemps. La gestation du « Vieux Chinois », publiée dans Inflexions, a duré 10 ans avant que je me décide à y mettre le point final ! Je revenais sans cesse sur ses phrases, insatisfaite ! Mais je vous rassure, c’est quand même une exception ! J’ai toujours avec moi un petit carnet où je déverse pêle-mêle pensées, impressions, toutes ces graines d’idées que je laisse doucement germer avant de les reprendre un peu plus tard…

Contrairement à d’autres auteur(e)s, les périodes de confinement que nous avons vécu, n’ont pas été pour moi un temps favorable à l’écriture, comme si au contraire, mon imagination s’était elle aussi confinée ! 

 Mes recueils publiés aux éditions L'Harmattan :


·         « Inflexions » (mai 2020)
·         « La petite voix et autres résonances » (mai 2018)
·         « À fleur de sel » (octobre 2016)
·         « Des bleus au ciel » (avril 2015)

 Aperçu des prix à différents concours de nouvelles :

·       1er prix concours IMAGINE (Issy-les-Moulineaux) 2021
.    1er prix concours des Arts littéraires (Toulouse) 2021
·         1er prix concours Latitude Nord-Goronde (33) 2021
·         2e prix concours À propos d’écriture (2021)
·         1er prix Muséum National d’Histoire Naturelle (Paris) 2020
·         1er prix concours UXEM (59) 2020
·         2e prix Varaville (14) 2018
·         2e prix Encrier Renversé (revue nationale) 2018
·         1er prix concours de Granville 2018
·         Association « plume d’Ancre », Albert (80) : 1er prix 2018
·         Concours Bibliobis Thouaré sur Loire (44) : 1er prix 2017
·         Association « plume d’Ancre », Albert (80) : 1er prix 2017
·         Prix Maricourt (80) : 1er prix 2017
·         1er prix Bibliothèque de Carrouges 2016
·         Association « Les mots d'où » à Auffargis (78) : 2e prix 2015
·         2e prix au concours Azur Film Project en 2015
·         Ville d’Angers et revue Harfang : projet de recueil retenu dans les 6 finalistes sur 255, novembre 2014
·         Association Culturelle des Administrations Financières de Bercy (75) : 1er prix 2014
·         Association « plume d’Ancre », Prix de la ville d’Albert, septembre 2014
·         Association « Les mots d'où » à Auffargis (78) : 1er prix 2013
·         Château d'Olonne (85) : 1er prix 2013
·         Association « Les Amis de Jean Huguet » aux Sables d'Olonne (concours lié à la course du Vendée Globe) : prix spécial du jury 2013
·         « Tu connais la nouvelle ? » de Saint-Jean de Braye (45) : 3e prix 2012
·         Dole Pays d’Initiative (35) : 1er prix 2012
·         Ancinnes (72) : primée 2012
·         Salon du livre de Caen : 2e prix 2012
·         Association Culturelle des Administrations Financières de Bercy (75) : 2e prix 2012
·         Salon du livre de Caen (14) : 2e place au concours 2012
·         La nouvelle George Sand de Déols en Berry, 1er prix en 2011
·         Association « Plumes d’Azur » de Carqueiranne : 1er prix 2010
·         Salon du livre du Mans : 3e prix 2010

Marie-Christine Quentin, lauréate du prix Moselly 2021

 Est Républicain -Toul -12 novembre 2021

 

Retour sur la conférence du 9 novembre 2021

 

 

C'est devant un public nombreux, attentif et… masqué qu'Alde Harmand, historien, a décrit les prestigieuses pièces composant le riche trésor de la cathédrale de Toul. Le conférencier, très à l'aise dans son sujet, a préalablement retracé l'historique de la salle du trésor ains que les travaux ayant abouti à la restauration et à l'aménagement du lieu. Grace à d'anciens inventaires, on connait avec une relative précision les pièces disparues à jamais, soit parce qu'elles ont été vendues pour construire l'édifice, soit parce qu'elles ont été détruites à la Révolution. Hormis celle renfermant le saint Clou, les pièces d'orfèvrerie présentées dans des vitrines hautement sécurisées datent essentiellement des XIXe et XXe siècles.