Toute l'actualité du CELT : conférences, revue Études Touloises, prix Moselly...

jeudi 23 juin 2022

Consultation du site des Études Touloises sur téléphone portable

Depuis le début de l’année 2022 les plateformes de consultation du site internet des Études Touloises se répartissent ainsi : 
  • Android : 46 % 
  • Microsoft Windows : 36 % 
  • Mac OS : 7 % 
  • Autres (IPhone et Linux principalement) : 10 % 
L’utilisation des portables et des tablettes est aujourd’hui supérieure à celle des ordinateurs. Pour répondre à cette évolution des plateformes de consultation, le site des Études Touloises vient d'être adapté pour le rendre plus facilement utilisable sur les plateformes mobiles. La vue du site est maintenant adaptative à la taille de l’écran sur lequel il est visualisé.
Pour tirer tout le bénéfice de cette adaptation, notamment au niveau de la lecture des articles, il est nécessaire que le site soit consulté en mode paysage (rotation automatique activée sur le mobile).
 

 Il est possible qu’il persiste quelques bugs, principalement sur des mobiles anciens.

mercredi 15 juin 2022

Toul : salon du livre dans le cadre de "La Lorraine est Formidable"

La Lorraine est Formidable revient à Toul en juin 2022 pour célébrer le 800ème anniversaire de la Cathédrale. Plus de 150 exposants (acteurs du tourisme, artisans, entreprises…) présenteront leurs savoir-faire, leurs produits et le territoire. 

Lors de cette manifestation, est organisé un salon du livre dans le cloître. Un stand du CELT y sera destiné à promouvoir le prix Moselly et la revue Études Touloises. Plusieurs lauréats seront présents pour dédicacer leurs œuvres, notamment Jean-Pierre Ziegler, Josette Codron, Didier Sarrassat, Geneviève François, Hélène Vilasi, Marie-Christine Quentin… 
En matière littéraire,  le prix Moselly n'est-il pas ce qu'il y a de mieux dans le Toulois ?

 

Samedi 25 et dimanche 26 juin 2022 de 10 heures à 18 heures

Inauguration à 15h le samedi 

Entrée gratuite

dimanche 5 juin 2022

En kiosque : Études Touloises n°180

Sommaire

  • La cathédrale de Toul à l’époque romane, par Alain Villes
  • Caractéristiques stylistiques de la cathédrale de Toul aux XIIIe et XIVe siècles, par Alain Villes
  • Chronique des 800 ans : 
         - Un film sur les campagnes de travaux de la cathédrale de Toul, par Alain Villes
         - Programme culturel de l’été 2022
         - Partenariat : La Gazette lorraine
  • Programme du 3e trimestre 2022 au musée
  • Dans la presse 
 
 Les articles du n°176 sont en ligne ICI.

samedi 21 mai 2022

À propos de la sortie botanique du samedi 21 mai 2022 sur les remparts de Toul

C'est au printemps que de nombreuses plantes révèlent toute leur beauté à travers leurs fleurs et leurs couleurs, c'est pourquoi Paul Montagne nous a conviés ce samedi à une exploration botanique des remparts de Toul. Les remparts et leur végétation sont habituellement magnifiques. En regardant de plus près, de petites fleurs jaunes, mauves, blanches nous sont apparues, offrant leurs corolles à nos regards curieux.

 Nos oreilles attentives ont pu entendre leurs noms communs ou scientifiques, et parfois l'histoire de leur arrivée sur les remparts.

 La végétation s'installe partout où elle le peut donnant ici un beau mur végétal naturel, là un tapis de différentes espèces de trèfles (qui n'ont pas quatre feuilles !).

Nous avons pu nous rappeler qu'une feuille pouvait présenter plusieurs folioles et que nous n'effeuillions pas la marguerite, mais que plus poétiquement nous la déflorions puisque ce sont ses pétales que nous enlevons un à un pour découvrir les penchants du cœur de l'être aimé...
 
C'était une belle balade, merci Paul, et à l'année prochaine !

vendredi 13 mai 2022

Samedi 21 mai 2022 : Sortie botanique sur les remparts de Toul guidée par Paul Montagne

Départ 10 heures au Champs de Foire. Chaussures adaptées. 
 

 

Retour sur la conférence du 10 mai 2022

Paul Montagne, membre du CELT, consacre sa retraite à la botanique. Outre des conférences, il anime des sorties sur le terrain.
 

Paul Montagne a ravi son public en présentant des plantes très diverses évoquant de près ou de loin la sexualité humaine, soit par leur aspect, leur odeur, leur nom, leurs pouvoirs (supposés ou réels), leur symbolique… Un brin d'érotisme dans la présentation, sans vulgarité ni pornographie, les commentaires les plus coquins étant peut-être dans les textes littéraires lus en voix off (Marot, Voltaire, Cavanna…), les chansons, l'extrait cinématographique accompagnant les photos et les gravures anciennes.

La présentation trop courte au gré des personnes présentes, s'est poursuivie par un débat et des questions. Un court bonus a été proposé : quelques accouplements d'insectes que le conférencier avait, avec humour, intitulé "Kâma-Sûtra entomologique".

mardi 3 mai 2022

Retour sur la sortie du samedi 30 avril

18 personnes étaient au rendez-vous, place de la Michonnette. Embarquement pour le co-voiturage, organisé de main de maître par le président, Philippe Masson qui, détenant la liste des inscrits et le nombre de places disponibles dans les véhicules, avait réparti les passagers. Le départ eut lieu pile-poil à l'heure prévue.

Le groupe était attendu à 10 heures au Musée du Pays de Sarrebourg (57) situé rue de la Paix. Celui-ci fut facile à trouver, ainsi que des places de parking à proximité. Le timing étant respecté, les Toulois arrivèrent juste pour l'ouverture des portes de l'établissement.
 

La visite débuta à la chapelle des Cordeliers renfermant un exceptionnel vitrail de Chagall "La Paix", aussi dénommé "L'arbre de vie", ainsi que plusieurs vitraux latéraux. La chapelle fut sauvée de la destruction grâce à Pierre Messmer, maire de la cité. Il commanda cette œuvre (terminée en 1977) pour "fermer" la nef tout en lui donnant de la lumière. L'œuvre mesure 12 mètres de haut sur 7 mètres 50 de large. Elle fut élaborée dans l’atelier Simon de Reims. Chagall, qui ne s'était pas fait payer pour sa conception, ne la vit jamais en place.
L'œuvre fut décryptée jusque dans le moindre détail par une excellente guide, généreuse en explications.
 
 

 


La même guide décrypta au musée une tapisserie "La Paix", réalisée en 1993 par Yvette Cauquil-Prince, réplique d'un autre vitrail de Chagall inauguré aux Nations Unies en 1964. La tapisserie, de taille identique au vitrail américain, est beaucoup plus petite que l'œuvre de la chapelle des Cordeliers.

Un autre guide prit le relai pour l'archéologie du musée dont une partie est exposée dans une grande salle très lumineuse, éclairée par une grande verrière. Ce fut une introduction à la visite prévue l'après-midi. 

Pas question de quitter les lieux sans avoir admiré les pièces de faïence et surtout de porcelaine de Niderviller, présentées dans une salle dédié.

Le plus difficile fut de trouver le restaurant "Chez Jean-Louis" où le repas était prévu, les GPS conduisant les véhicules au 33 rue de Sarreguemines devant de simples maisons d'habitation ! En fait, l'établissement se trouve à l'extérieur de la cité, au 33 de la D43 menant à Sarreguemines : un "détail" important.
Au menu : suprême de volaille, sauce riesling, spätzle maison, salade de fruits, un verre de Riesling, café.
 
 
Le timing étant large, les participants eurent tout loisir qui d'acheter des chaussures au magasin Méphisto tout proche, qui de bavarder avec un marionnettiste à Abreschviller, et/ou de faire une incursion dans l'église… ou simplement d'attendre l'heure au soleil.
Le rendez-vous avait été donné devant la mairie d'Abreschviller à 15 heures 15. La guide mena le convoi jusqu'au site archéologique gallo-romain. Il fallut emprunter une petite route forestière usuellement fermée à la circulation, localement mal carrossée. Un court chemin (heureusement sec, car tous les participants n'avaient pas pensé à s'équiper de chaussures tout-terrain) permit d'accéder au site de la Croix-Guillaume, sur la commune de Saint-Qurin. L'endroit se trouve sur un plateau gréseux au cœur d'une belle forêt de hêtres, sapins et mélèzes avec un sous-bois de callune, genêt, myrtille, fougère aigle…
 
Le groupe put parcourir les vestiges d'un hameau occupé du 1er au 3e siècle : anciennes terrasses bordées de murets dédiées à la culture, vestiges d'habitation, citerne, carrière de grès et vaste espace cultuel au centre duquel a été placée une reconstitution d'un "Jupiter à l'aigle" réalisée par le sculpteur meusien Denis Mellinger. Des panneaux explicatifs permettent aux visiteurs qui n'auraient pas la chance d'être accompagnées par Dominique Heckenbenner de comprendre le site. 
Les objets qui ont été exhumés pendant les fouilles sont exposés au musée de Sarrebourg. Les fouilles sont encore d'actualité et font appel à des étudiants déjà aguerris lors de chantiers d'été.
 


 
Le CELT remercie chaleureusement Dominique Heckenbenner, ancienne conservatrice du musée de Sarrebourg, présidente de l'Association pour la Recherche Archéologique au Pays de Sarrebourg (ARAPS), non avare d'explications et qui répondit avec moult détails aux nombreuses questions posées par les Toulois. Signalons qu'elle ne s'est pas fait payer, mais a vendu des fascicules au profit de l'ARAPS. 
 
 
Le site de la Croix Guillaume s'intègre dans un ensemble d'habitats gallo-romains s'étendant de Sarrebourg à Saverne et au col du Donon étant loin d'avoir dévoilé tous ses secrets.
Quand nous fûmes de retour à Toul, les cloches de la cathédrale sonnaient : il était précisément 20 heures 45.
Le coût de l'expédition était de 25 euros, hors co-voiturage (10 euros par passager).
 
***
 



dimanche 1 mai 2022

Conférence du 10 mai 2022

Botanique amoureuse et coquine 
par Paul Montagne 
 mardi 10 mai, 20h30
salle des adjudications, cour de l'hôtel de Ville de Toul
entrée libre

Paul Montagne, ancien ingénieur de recherches à l'INSERM, consacre sa retraite à la botanique. Membre du CELT dont il est le trésorier. 


Un botaniste devrait-il toujours être sérieux ? Comment le pourrait-il quand les premiers botanistes de l’histoire furent Adam et Êve qui partagèrent le fruit défendu du jardin d’Éden ? Une leçon de botanique devrait-elle toujours être ennuyeuse ? Comment le pourrait-elle quand elle est un peu polissonne et discourt d’amour en mêlant images, poésie, musique et humour ?

lundi 25 avril 2022

Décès de Colette Berger

C'est avec une profonde tristesse que nous apprenons le décès de Colette Berger, fidèle adhérente du CELT, mais aussi des Amis du musée et de Toul accueil. Ancienne secrétaire de l'usine de Foug, c'était une personne cultivée ayant énormément voyagé à travers le monde. Elle était de toutes les sorties, de toutes les conférences et manifestations associatives jusqu'à ce que sa santé réduise ses capacités à se déplacer. Depuis sa retraite, elle habitait à quelques pas de l'entrée du cloître de la cathédrale. 

Le CELT adresse ses sincères condoléances à se proches. 

 

dimanche 24 avril 2022

Retour sur la conférence du 13 avril 2022 présentée par Roger Wadier

 


Si l'or noir reste est cher au cœur des tintinophiles et l'or jaune aux amoureux de la mirabelle lorraine, l'histoire a presque oublié l'or bleu qui fit pourtant la fortune du pays d'Amiens aux XIIe et XIIIe siècles. À une époque où la couleur bleue, rarissime car très difficile à obtenir, était parfois associée au diable -avant que la vierge Marie ne l'en dépossède- tant sa fabrication semblait relever du sortilège, les champs de Picardie se couvrirent de Guède (ou waide), -parfois improprement appelée "pastel" une plante déjà bien connue dans l'Antiquité et que Pline comparait à ... de la salade. Arrivées à maturité, les feuilles, cassantes comme du verre, étaient coupées, mises à sécher et pétries en boules qui pouvaient alors être proposées à la vente sur les étals des marchés, ou chargées sur de longs bateaux plats pour être exportées. Une fois durcies, les boules dites "coques" étaient broyées, et laissaient échapper -dans des odeurs hélas pestilentielles- la substance magique d'où pourrait naître une teinture bleue sans pareille.
Et c'est ainsi qu'une simple "salade" (dixit Pline) fit la fortune de quelques gros négociants wadiers qui, bons princes -on n'est jamais trop prudent en prévision de l'au-delà- investirent une partie de leurs écus dans la construction de la cathédrale d'Amiens, la plus vaste de France. À l'exception d'un seul, les vitraux représentant la culture et le travail de la guède ont hélas disparu.
En revanche, Saint Nicolas, dont les Lorrains auraient peut-être tendance à s'accaparer un peu vite, est omniprésent, puisqu'il est patron non seulement des enfants mais aussi des mariniers. Dans leurs prières, les wadiers picards lui confiaient le soin de veiller particulièrement sur leurs précieuses cargaisons...

vendredi 8 avril 2022

LA GAZETTE lorraine - Toul : du haut de la cathédrale 800 ans…

Dans le numéro 125 du 15 mars 2022 de la revue se trouve un article intéressant et superbement illustré signé Isabelle Marchal/Philippe Masson.


 Revue trimestrielle, partenaire des Études Touloises. En vente (entre autres) Au hall du livre à Nancy.

dimanche 3 avril 2022

Journées d'Histoire Régionale (2 et 3 avril 2022)

Le CELT a encore répondu cette année à l'appel du Comité d'Histoire Régionale pour participer aux Journées d'Histoire Régionale qui se tenaient à l'abbaye des Prémontrés de Pont-à-Mousson les 2 et 3 avril 2022.
 

Le thème étant "ELLES ont fait l'histoire", nous avions choisi de présenter Suzanne KRICQ alias REGINA, une grande figure de la Résistance du Toulois.
 
Le samedi matin lors d'une réunion plénière (la structure n'étant pas une association, ce n'était pas une assemblée générale), Vianney Muller, coordinateur du Comité d'Histoire Régional, a présenté un diaporama présentant les activités durant ces deux dernières années, réduites du fait de l'épidémie de covid.
 

Il a également présenté le nouveau site Internet du CHR https://chr.grandest.fr/ sur lequel il est possible à toute personne intéressée de s'inscrire à la newsletter, et de prendre connaissance des activités sur l'ensemble de la région Grand-Est. Après un buffet convivial autour duquel les participants ont pu discuter et prendre des contacts, chacun a regagné son stand.
Celui du CELT était essentiellement meublé par un grand panneau prêté par le Souvenir Français de Toul. Nous remercions chaleureusement Maryse Humbert, présidente du comité toulois du Souvenir Français, pour ce prêt.
 
 
Le CELT était présenté par son roller, celui relatif à Émile Moselly et un diaporama. Nous avons distribué divers flyers aux personnes intéressées par notre association et par le prix Moselly… Quelques exemplaires de la revue Études Touloises étaient mis en vente. Nous avons enregistré plusieurs demandes d'inscription à la newsletter, échangé avec les visiteurs, pris contact avec des conférenciers potentiels.
 
 
Le fait d'être plusieurs bénévoles à tenir le stand a permis à l'un ou l'autre de visiter l'ensemble de l'exposition, d'assister à certaines courtes conférences et aux spectacles. 
 
  
Articles sur la Résistance dans le Toulois consultables sur le site des Études Touloise

Numéro 116 : Gérard Howald. Des Toulois dans la tourmente nazie
 
Numéro 127 : Marcel Hance. Georges Hance (1909-1993), Toulois résistant de la première heure. De son arrestation à sa déportation 
 
Numéro 73 : Rapports FFI. Les actions de guerre des FFI du groupement 3 

dimanche 27 mars 2022

Le Fil du CELT

Il s'agit de la newsletter du Cercle d'Études Locales du Toulois. Elle contient l'annonce des conférences et des diverses activités de l'association, d'un retour sur les conférences et de diverses informations. Le rythme est approximativement de 2 mails par mois, sauf pendant les vacances d'été.

Si vous n'y êtes pas déjà abonné, vous pouvez en faire la demande en cliquant sur l'image ci-dessous. Il est possible de se désinscrire à tout moment. 

mercredi 23 mars 2022

Conférence du 12 avril 2022

L’aventure de la guède, par Roger Wadier
 
Mardi 12 avril 2022
20h 30
Toul , salle des adjudications (Cour de l'hôtel de ville) 

L’adjectif « bleu » a donné naissance à toutes sortes d’expressions dans des domaines aussi variés que les sports, la musique, la littérature, la géographie et même les sentiments. Cependant, il faut attendre, en France, le règne du roi Saint-Louis, pour que le bleu détrône enfin le rouge, son rival…

La « guède » (ou la « waide » en langue picarde) est le nom d’une plante tinctoriale qui contient dans ses feuilles un principe colorant : l’indigotine, produit à la base de la teinture bleue. C’est une plante très vivace de la famille des brassicacées. Longtemps cultivée dans les pays chauds pour sa belle couleur bleue, elle se répandit à partir du XIe siècle dans certains états européens. 

En France, la Picardie fut le lieu privilégié de sa culture et de l’extraction de l’indigo. Vendu sous la forme de pelotes (coques), la waide fut l’objet d’un immense commerce avec les teinturiers (guédiers, guédons) de Picardie, des villes du Nord de la France et surtout de l’Angleterre où elle était très prisée. 

Roger Wadier


Ancien instituteur-directeur d’école et ancien maire de Vicherey (Vosges), Roger Wadier est né à Neufchâteau. Il a publié de nombreux ouvrages sur la Lorraine et particulièrement sur son terroir d’origine qui ont fait l’objet de plusieurs prix régionaux. Spécialiste des traditions et des légendes, c’est par la nouvelle et le conte qu’il fait partager sa passion pour un terroir riche d’une Histoire.

Il est actuellement Président du Jury littéraire de « La Plume de Vair » (Commune de Mandres-sur-Vair et Fédération départementale des Foyers Ruraux des Vosges.).

Lauréat du prix Moselly en 1976, le conférencier a publié depuis, outre des contes, nouvelles, articles, contributions diverses, une trentaine d'ouvrages dont L’or bleu de Picardie, Histoire de la waide et des waidiers, paru aux Éditions Catherine du Pays en 2016.

jeudi 10 mars 2022

Retour sur la conférence du 8 mars 2022

"Les fouilles sur le site du Lycée Cugnot en 2020, bilan des découvertes" 
 
Jean-Denis Laffite 
Responsable scientifique 
INRAP Metz
 
 
 
L'INRAP est intervenu pendant 7 mois, de mars à octobre, sur 0,35 ha où la région Grant Est avait un projet d'agrandissement du lycée des Métiers du Toulois Nicolas Joseph Cugnot.
 
La parcelle était initialement un marécage traversé par l'Ingressin, situé au pied des fortifications moyenâgeuses.
 
 
Elle fut intégrée à la cité lors de sa fortification par Vauban. Les fouilles portant sur un remblai de 4 à 5 mètres d'épaisseur ont permis de retracer l'histoire de ce site occupé d'abord par le couvent des Cordeliers voisin et par l'évêché. Ce dernier y avait installé des écuries et un monumental pressoir. Un arsenal militaire y fut construit après 1838, puis rasé avant l'urbanisation du secteur situé entre le quai de la Glacière (ancienne rue des remparts) et la rue Qui Qu'en Grogne.
 
Une abondante et intéressante présentation cartographique et photographique a illustré les propos du conférencier. 
 
Des vestiges des murailles médiévales et du fossé ont été retrouvés, et un important volume de mobiliers y a été collecté. Celui-ci est sujet d'une étude plus complète. Propriété de la région, il est probable que ce trésor soit déposé au musée où les pièces les plus intéressantes pourront être présentées, et que, peut-être, une exposition sera organisée. 
 
 
Quant au site, il a été nivelé, la construction du lycée avance rapidement.

samedi 5 mars 2022

En kiosque : Études Touloises n°179

Sommaire : 

  •  Pierre-la-Treiche : Les mutations d’un village de bûcherons au XIXe siècle par Jean-Paul Aubé 
  • Villey-le-Sec : L’histoire de son (ses) église(s)… par Danièle et Jean-Pierre Uriot 
  • Chronique des 800 ans… La cathédrale de Toul, un chantier médiéval défiant les siècles. Création d’une vidéo-documentaire réalisée en 3D par Maxime Santiago / MGS3D.fr 
  • Chronique des 800 ans… La cathédrale Saint-Étienne de Toul en images : par le Groupe Photo Malraux 
  • Mon école par Pierre Bouchot 

Les articles du numéro 175 sont accessibles sur le site : https://www.etudes-touloises.fr/recherches/annee/2021.html#175

lundi 21 février 2022

Conférence du 8 mars 2022

"Les fouilles sur le site du Lycée Cugnot en 2020, bilan des découvertes" 
par Jean-Denis Laffite
Archéologue ingénieur de recherche à l’Inrap Metz. 
 
Des fouilles archéologiques ont été réalisés durant 7,5 mois de mars à octobre 2020, sur le projet d’agrandissement du Lycée des Métiers du Toulois N.- J. CUGNOT initié par la région Grand Est, et prescrits par le Service Régional de l’Archéologie de Lorraine, en amont des travaux de construction.
C’est tout un îlot urbain nouvellement créé entre 1700 et 1739, gagné sur les fossés médiévaux de la ville et du palais épiscopal et sur les berges de l’Ingressin, suite à la fortification de Toul par Vauban, qui a été redécouvert dans cette fouille de 0,35 ha.
Des dépotoirs urbains, domestiques et artisanaux installés sur les terrains vagues et les fossés marécageux à remblayer, ont livré un abondant mobilier XVIIe siècle et surtout XVIIIe siècle. Les fondations conservées de la basse-cour de l’évêché XVIIIe siècle attenante au nouveau palais de l’évêque Scipion-Jérôme Bégon, avec ses écuries, ses annexes et sa grange à pressoir, ont été mises au jour, ainsi que celles des hangars d’artillerie installés sur les jardins de cordeliers au XIXe siècle. 
 
Fossés du XVIIe siècle

 Grange épiscopale du XVIIIe siècle

La conférence sera présentée comme de coutume dans la salle des adjudications, cour de l'Hôtel de Ville de Toul, à 20h 30.
Pass sanitaire et masque obligatoires

jeudi 10 février 2022

Retour sur la conférence du 8 février 2022

Bien qu'habitué à des sujets locaux, le public du CELT ne boude pas son plaisir quand une conférence le fait sortir de ses remparts, du Toulois ou plus largement de l'évêché de Toul. Ce fut le cas pour la conférence du 8 février, présentée par Laurent Jalabert, maître de conférences habilité en histoire à l'Université de Lorraine.

 
Conférence intitulée
 "Un chef de guerre au service des Habsbourg contre les Ottomans : le duc Charles V de Lorraine".

Entre 1670 et 1697, les duchés de Lorraine et de Bar sont occupés par la France et Charles V est un "Duc sans Duché" (3 avril 1643 - 18 avril 1690). 

Au service des Habsbourg, Charles V participe à une guerre "de religion" menée contre les Ottomans entre 1683 et 1690, sur les bords du Danube en territoire autrichien et hongrois, dont une victoire importante fut ma libération de Bude en 1686. 

Le conférencier a développé les conditions particulières de cette guerre en territoire marécageux, la complexité de la logistique, la pluralité de provenance des troupes dont chaque chef de guerre, notamment le roi de Pologne, souhaite tirer à lui les honneurs de la victoire. 

La conférence a été richement illustrée de gravures et documents divers. 

Charles V était Marié à Éléonore d'Autriche, le couple est à l'origine de la Maison de Habsbourg-Lorraine et Nancy se souvient du prestigieux mariage de l'archiduc Otto de Habsbourg-Lorraine à Nancy en 1951.

mardi 1 février 2022

Conférence du 8 février 2022

"Un chef de guerre au service des Habsbourg contre les Ottomans : le duc Charles V de Lorraine", présenté par Laurent Jalabert, 

20h30, salle des adjudications, cour de l'Hôtel de Ville de Toul

(pass et masque obligatoire)

Le duc Charles V de Lorraine (1675-1690) est peu connu en Lorraine : n'ayant pu régner et gouverner les duchés en raison de l'occupation française, il a cherché refuge auprès des Habsbourg de Vienne. Marié à Éléonore-Marie d'Autriche, il sert militairement son beau-frère Léopold Ier, particulièrement dans la longue lutte contre les Ottomans, réactivée en 1683 après une longue trêve. Aux côtés de Jean Sobieski, roi de Pologne, Charles s'illustre lors du siège de Vienne puis, comme général en chef, dans la reconquête de la plaine hongroise, jusqu'à sa mort en 1690. Ce faisant, il est devenu le "bouclier de la religion", mais a confirmé ses talents de commandement. Il s'agit bien d'analyser sa pratique de la guerre contre les Ottomans, dans un contexte confessionnel et politique particulier, pour mieux comprendre ce que signifie commander des troupes d'Empire au XVIIe siècle." 

 


Laurent Jalabert est maître de conférences habilité en histoire à l'Université de Lorraine. Ses champs de recherche concernent notamment l'histoire lorraine, particulièrement dans ses aspects politiques et militaires. Il a entre autres publié Charles V de Lorraine (1643-1690) ou la quête de l'État (Paraiges, 2017) et Charles IV de Lorraine (1604-1675), l'esprit cavalier (Paraiges, 2021).