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dimanche 1 mai 2016

Visite du musée de la faculté de médecine (résumé)

Ce sont quelque 25 membres du CELT qui se sont retrouvés le samedi 30 avril 2016 à la faculté de médecine de Nancy. Le groupe a pu suivre la passionnante histoire de cette faculté grâce à une visite guidée par Pierre Labrude et ses collaborateurs, acteurs de l'Association des Amis du Musée de la Faculté de Médecine de Nancy (AAMFMN).

"Ce musée renferme de nombreuses œuvres : essentiellement des portraits, des bustes, des documents divers et une originale collection de moulages dermatologiques en cire, provenant de l'Hôpital Fournier de Nancy et restaurée grâce au soutien financier des dermatologistes lorrains.

Exposées dans une galerie jouxtant la salle du conseil, dans les deux salles de thèses et dans une salle de réunion, ces collections comportent une cinquantaine de tableaux dont les plus anciens proviennent de la Faculté de Pont-à-Mousson, créée à la fin du XVIe siècle."
On trouvera toutes les explications sur le site très complet de l'association et dans un livre édité en 2012 chez Gérard Louis :
"Le patrimoine artistique et historique hospitalo-universitaire de Nancy
Établissements hospitaliers et Facultés de soin (médecine, pharmacie, odontologie)", Auteurs Alain Larcan, Jean Floquet, Pierre Labrude, Bernard Legras, préfacé par André Rossinot.


L'intérêt du musée, outre la qualité des œuvres présentées, est de retracer l'histoire de la faculté de Médecine : ses origines à Pont-à-Mousson par la création en 1572 de l'université sous le duc de Lorraine Charles III ; la création à Nancy sous Stanislas (1768) du Collège royal de médecine, hébergé d'abord au Musée des Beaux-arts place Stanislas, puis à la bibliothèque municipale ; la faculté proprement dite résulte du "transfèrement" par Thiers des facultés de médecine et de pharmacie de Strasbourg en 1872, suite à l'annexion de l'Alsace. Les nouveaux locaux se trouvent alors sur la place Carnot, avec la faculté de droit.

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Le groupe est accueilli dans le hall d'accueil par Pierre Labrude, accompagné de messieurs Jacques Vadot, dermatologue et Jean Floquet qui vont servir de guide.

Une fresque de Camille Hilaire réalisée en 1955 à la Faculté de médecine (aujourd'hui locaux de la faculté de pharmacie) rue Lionnois, illustre ces trois périodes. Cette copie de la fresque se trouve dans le hall d'accueil de la faculté de médecine, actuellement sur le plateau de Brabois et sert d'introduction à la visite.
On y voit au centre, le duc Charles III, avec à ses côtés le Cardinal de Lorraine et Charles Le Pois, premier doyen ; sur la partie droite, Stanislas est entouré de l’Intendant Chaumont de la Galaizière et de Charles Bagard, fondateur en 1752 du Collège royal de médecine ; et à gauche, Adolphe Thiers, président de la République, signataire en 1872 du décret de transfèrement, avec le professeur Stoltz, premier doyen de la Faculté nancéienne.

Après avoir traversé un couloir, sous le regard de plusieurs éminents personnages qui ont marqué la médecine à Nancy (bustes en bronze), ou ailleurs en France (bustes en plâtre), les visiteurs se dirigent dans une galerie où les attend la majeure partie des collections (tableaux, livres, objets…) largement commentée par Pierre Labrude.

Dans la salle du conseil, les tableaux commentés par Catherine Strazielle, professeur en odontologie, retiennent l'attention.

La salle Pierre Kissel, au joli mobilier de bois de sobre style art déco, recèle une étonnante collection d'une centaine de cires pédagogiques d'intérêt dermatologique et artistique, malgré une thématique assez lugubre (syphilis).

Dans une première salle de thèse au décours contemporain pourpre sont exposées les portraits des professeurs ayant enseigné à Pont-à-Mousson.


Aux murs de la seconde salle de thèse verte, au mobilier plus prestigieux, sont accrochés divers portraits parmi lesquels figurent certains médecins des ducs de Lorraine.

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Ce musée, géré exclusivement par des bénévoles, se visite tous les deux ans lors des journées du patrimoine ou, pour des groupes, sur demande.

mercredi 13 avril 2016

Séance du 12 avril 2016 #2 (résumé)


La conférencière, Yvette-Luce Masson-Kommen, historienne, guide à Blénod-les-Toul pendant plusieurs années, a fait de nombreuses parenthèses et s'est surtout attachée à décrire le contexte historique de Hugues des Hazards dont on fêtera le 500ème anniversaire de la mort en 2017.
Le tombeau proprement dit a occupé environ 1/4 d'heure à 1/2heure de son propos.
La conférence s'est faite à 3 voix avec deux personnes de Blénod.


- Mansuy Gauvain, Pierre Wiriot sont des noms possibles pour le sculpteur. Il est ici aussi question du nombre d'or et de l'alphabet de Luca Pacioli.

- Hugues des Hazards est un personnage à différentes facettes : évêque ( il fut à la tête de 700 paroisses) , administrateur, diplomate (à la cour de Lorraine), humaniste.
- Ont été évoqués : Le Viator (à propos du tombeau saint Euchaire à Liverdun), les papes peu religieux du temps (mais mécènes), le tombeau de Philippe Le Hardi (pour les deuillants/pleurants qu'on peut observer sur le tombeau de Blénod), les imprimeurs et intellectuels de l'époque (Aldo Manuce), Nicolas de Cumes, Marsile Ficin, Guillaume Budé, Érasme, Thomas More…
- Hugues des Hazards a pu admirer la maison Dieu à Toul et la cathédrale.
- Il existe des lettres patentes de Renée II adressées à Hugues des Hazards aux archives départementales.

La conférencière a manifesté son souhait d'une meilleure connaissance du patrimoine non seulement par les Béléniens mais aussi par les Toulois, mais aussi au-delà des frontières locales.

mercredi 6 avril 2016

Séance du 12 avril 2016 #1 (invitation)

Madame Y-L. Masson-Kommen nous fait l'amitié de faire une conférence :

"Recherche sur la signification du tombeau de Hugues des Hazards (1454-1517), prince du Saint Empire romain germanique, évêque et comte de Toul".

Si vous désirez mieux connaître le personnage et comprendre la signification de son tombeau conservé à Blénod-les-Toul, rendez-vous mardi 12 avril à 20h30 à la salle des Adjudications (cour de l'hôtel de ville).

Entrée libre

Les armoiries de Hugues des Hazards, peintes sur un pilier de l'église de Blénod-les-Toul


Détail du tombeau

mardi 5 avril 2016

Visite du musée de la faculté de médecine de Nancy

L’Association des Amis du Musée de la Faculté de Médecine de Nancy (AAMFM N), par l’intermédiaire du professeur Labrude, invite les membres du CELT, à une visite du musée de la faculté de médecine de Nancy (portraits de médecins lorrains célèbres du XVIIe siècle dont certains exercèrent à Toul, planches et cires anatomiques anciennes, documents divers, traités de médecine… sont notamment à découvrir).
Quatre administrateurs seront à notre disposition samedi 30 avril à 9h30 pour nous faire visiter le musée, situé au 1er étage du bâtiment AB, entrée AB1, à la faculté de médecine de Nancy au 9, avenue de la forêt de Haye, à Vandoeuvre -lès-Nancy, juste en face de l'hippodrome de Brabois.
Si vous désirez participer à cette visite, veuillez-vous inscrire préalablement en envoyant un mail à celt.toul54@hotmail.fr en précisant votre nom et prénom, le nombre de personnes vous accompagnant et si possible un numéro de téléphone portable. Si vous acceptez de participer à du covoiturage, veuillez nous le préciser. Nous chercherons à mettre en lien les personnes intéressées par ce mode de transport.

mardi 15 mars 2016

Vient de paraître : Études Touloises numéro 155


Sommaire :
- L'école de notre village : toute une histoire, par Danièle Uriot
- Les fées en France : toponymes et folklore à partir de l'exemple lorrain, par Marie-Chantal Lhote-Birot
- Une œuvre, un JAM, un regard : Un sceau civil de la Cité de Toul au temps de Hugues des Hazards, par François Bernardin
- Souvenirs de Lucey... dans les années 1960 : La saga des lapins, par François Simonin
- Dans la presse - Comité d'Histoire Lorraine

Points de vente à Toul :
- Musée de Toul et du Toulois, 25 rue Gouvion Saint Cyr
- Maison de la Presse, 11 place des Trois Evêchés
- Librairie Papeterie Bossuet, 19 rue Michâtel
Et sur le site d'Études Touloises

jeudi 10 mars 2016

Séance du 8 mars 2016 #3 (résumé)

Aurélie Prévost s'explique : pourquoi me suis-je intéressée à ce sujet alors que je ne suis pas spécialiste de cette période de l'histoire ?

Aurélie Prévost

Aurélie enseigne l'histoire à des collégiens. Elle fut présidente des Jeunes Amis du Musée de 2005 à 2009 et cette fonction l'a conduite à hanter les salles du musée de Toul. Parmi celles-ci, la seconde salle d'archéologie au rez-de-chaussée du musée abritait (*) une vitrine consacrée au legs de l'abbé Jules de Vaux. Cette vitrine, située sous la fenêtre au fond de la salle, la fascinait, aussi, quand Catherine BOURDIEU de l'université de Lorraine a cherché des contributeurs sur les collections des musées en vue de la journée d’étude Collections et collectionneurs en 2014 pour le Groupe de recherche Les Trois-Évêchés, elle a tout de suite pensé à développer ce sujet et s'est lancée dans des recherches passionnantes.

(*) Les trois salles d'archéologie du musée sont en complète restructuration et la collection n'est pas visible actuellement. Elle le sera bientôt, partiellement puis en totalité au retour des quelques pièces présentées au musée de la Tour aux Puces à Thionville cet été.

Un préambule a permis de retracer le contexte archéologique dans lequel Jules De Vaulx a pu faire ses fouilles.
C'est au XIXe siècle que se développe l'archéologie orientale, marquée par la redécouverte des grands sites mésopotamiens. Le chanoine Drioton, lorrain également qui l'a précédé d'une génération, a fait l'objet d'une précédente conférence du CELT.

L'archéologie dans la littérature a pu séduire de Vaulx : les romans policiers d'Agatha Christie, épouse de l'archéologue Sir Max Mallowan et… Tintin

Jules de Vaulx est né en 1919. Élève d'abord au lycée Saint-Sigisbert à Nancy, il reçoit ensuite une éducation religieuse au grand séminaire de Villers-les-Nancy. Il est ordonné prêtre en 1945.

Jules de Vaulx en 1945 Jules de Vaulx (à droite au 1er plan) à Tell el Far’ah, 1951

Affecté à Lunéville (paroisse Saint-Jacques puis Léopold) il aura également un rôle de formateur au séminaire où il s'occupe de la bibliothèque diocésaine.
Sa carrière ecclésiastique se termine à l'église Sainte-Thérése de Villers-les-Nancy où il décède en 1995.

Le séminaire au début du siècle (carte postale de Pierre Boyer) et actuellement, au sein du domaine de l'Asnée

C'est à l'occasion de séjours à vocation religieuse qu'il est amené à s'intéresser à l'archéologie au Moyen-Orient, et c'est dans le cadre de fouilles dans les années 1950 qu'il rapporte une collection d'objets provenant d'Irak, de Palestine…

C'est en 1995 qu'il effectue son legs au musée de Toul où sont exposées 36 pièces provenant de Palestine, d'Irak ou d'origine imprécise, quelques autres se trouvant dans les réserves. On peut s'étonner de ce don à Toul où il n'a aucune attache alors qu'il a légué de nombreux objets de sa collection au musée lorrain à Nancy, mais rien à Lunéville où il a passé plus de 10 années. Il semble que cela puisse s'expliquer en grande partie par son amitié avec Michel Hachet, alors conservateur au Musée d'Art et d'Histoire.

Cylindre sigillaire, en pierre noire
Tablette et clou d'argile

L'exposé s'est achevé par une réflexion sur l'avenir de l'archéologie.
La législation a évolué et, de nos jours, il n'est plus légal de s'approprier ou d'acheter sur place de telles pièces.
Les troubles en Irak et Syrie sont responsables de la disparition par leur destruction irréversible d'éléments patrimoniaux mais actuellement les islamistes ont pris conscience de la valeur marchande de ces objets et leur vente constitue la seconde ressource de daesh avec le pétrole. Le commerce s'effectue majoritairement via les États-Unis, l'Allemagne et la France et se chiffre en milliards de dollars.
En revanche, la demande de récupération de la pierre de Rosette, actuellement à Londres, par l'Égypte, son pays d'origine, est significative de l'intérêt porté par certains pays pour leur patrimoine.

Article d'Aurélie Prévost sur Études Touloises