Toute l'actualité du CELT : conférences, revue Études Touloises, prix Moselly...

mercredi 21 janvier 2026

Assemblée générale du CELT

 Le Cercle d’Études Locales du Toulois (CELT) vous convie à assister
à l’assemblée générale extraordinaire et
à l’assemblée générale ordinaire annuelle le
 
Mardi 27 janvier 2026 – 19 heures
 
Salle des Adjudications, cour de l’hôtel de ville

   

Ordre du jour :
Assemblée Générale Extraordinaire :
  • Mise à jour des statuts de l’association
Assemblée Générale Ordinaire :
  • Rapport moral et d’activités 2025
  • Rapport sur le Prix Moselly
  • Rapport sur les Études Touloises
  • Rapport financier du CELT
  • Rapport financier des Etudes Touloises
  • Rapport du vérificateur aux comptes pour le CELT et les Etudes Touloises
  • Projets pour 2026
  • Élection des membres du conseil d'administration
  • Questions diverses
L’association est à la recherche de son nouveau trésorier.
Nous lançons un appel aux candidats pour cette charge qui peut paraître fastidieuse mais est, de parole d’ancien, fort intéressante et peu chronophage !
Nous terminerons par un verre de l’amitié convivial.

Retour sur la conférence du 14 janvier 2026

De l’aéronautique militaire en 1917 à la création de l’armée de l’Air en 1934
Colonel (H) Pierre-Alain Antoine
 

Avec l’aisance verbale et l’érudition qu’on lui connait, le colonel (H) Pierre-Alain Antoine est revenu sur l’histoire de l’arme aérienne entre les deux guerres mondiales et aux conséquences qu’eut l’accident mortel du ministre Bokanowski à Toul sur la création de l’armée de l’Air.
 
Il rappelle en préambule que c’est bien le Français Clément Ader (1841-1925) qui fait décoller du sol un appareil motorisé plus lourd que l’air, baptisé Éole, pour la première fois au monde en 1890. L’année 1911 marque le début de l’organisation de l’aéronautique militaire. Trois années plus tard, en octobre 1914, les sous-officiers Frantz et Quénault remportent sur un avion Voisin la première victoire aérienne au monde face à un avion allemand. Malgré tout, nombre de responsables militaires restent circonspects sur l’usage guerrier de l’aviation, souhaitant limiter celle-ci à un rôle d’observation et de reconnaissance au bénéfice de l’Armée de Terre. Malgré ces oppositions, le Lunévillois Charles de Tricornot de Rose (1876-1916) parvient à créer la chasse. C’est le temps des as (5 victoires aériennes), tels Guynemer ou Fonck, l’as des as alliés, né à Saulcy-sur-Meurthe. Le conflit permet un formidable développement technique et quantitatif (4 500 appareils !) à l’aviation. En 1918, l’aviation militaire française est la plus importante au monde, à la pointe du progrès. Mais la volonté de préserver la paix retrouvée (« la Der des der »), la croyance en la supériorité militaire française, l’opposition farouche de l’Armée de Terre à l’indépendance de l’aviation, ont pour conséquences conjointes une diminution drastique des effectifs en hommes (militaires et ingénieurs) et en avions, un progressif retard technique et une lourde tutelle de l’Armée de Terre.
 
Maurice Bokanowski (1879-1928), ministre du Commerce, de l’Industrie, des Postes et Télégraphes et de l’Aéronautique, est opposé à la création d’un ministère de l’Air. Le 2 septembre 1928, après une visite au président du Conseil Poincaré en son château de Sampigny, il doit repartir en avion du terrain de Toul-Croix de Metz pour gagner Clermont-Ferrand. Le ministre est en retard. Quand il arrive enfin, le moteur du Breguet n’est pas chaud. Qu’importe, l’avion décolle mais le moteur faiblit et le pilote tente un retour au terrain. La portance insuffisante cause l’écrasement de l’avion qui, empli d’essence, s’embrase et se consume en totalité. Aucun des passagers n’en réchappe. Moins de 15 jours plus tard, cette opposition disparue tragiquement, le ministère de l’Air est créé le 14 septembre 1928, mais il faut attendre 1934 pour voir naître une armée de l’Air indépendante. Ces retards pèseront dramatiquement lors des combats de 1940.


Avion Blériot-Spad, au centre, et stèle commémorative à Toul
 

mercredi 10 décembre 2025

Retour sur la conférence du mardi 9 décembre 2025

En raison d’un désistement de dernière minute de Patrick-Charles Renaud initialement prévu pour la séance de décembre, Philippe Masson a présenté une conférence ayant pour objet Notre-Dame au pied d’Argent.

Cette patronne de Toul est représentée dans la cathédrale par une statue qui vient de retrouver le 4 décembre 2025 son célébrissime pied, hélas cassé depuis plusieurs mois.
 
N.D. au pied d'argent en 2009
  
L’histoire remonte à 1271, année du décès de l’évêque Gilles de Sorcy dont la succession se révéla plutôt chaotique et ne trouvera sa solution que plusieurs années plus tard.
Les bourgeois de la ville en rivalité avec l’évêque qui leur avait été imposé, réfugié à Liverdun. Alors que des soldats armés au service de l’évêque se préparent à attaquer la ville, une bourgeoise, venue prier Marie en septembre 1284, s’endort devant sa statue. Notre-Dame lui apparaît en songe pour la prévenir du danger, et, afin d’être crédible, aurait avancé légèrement son pied. Le combat s’engage, les bourgeois sont victorieux. Finalement, le nouvel évêque rejoindra Toul et occupera pleinement ses fonctions, sans tenir rancune à ses opposants.
Trois représentations de cette Vierge à l’Enfant sont connues. La première, du XVIIe siècle, fut détruite à la Révolution. La seconde volée au XXe siècle est remplacée en 1987 par une œuvre de Jan Tesar. 
Une statue de la Vierge au pied d’argent est présente dans la collégiale Saint-Gengoult, une autre, non associée à un quelconque miracle, dans une église abbatiale près de Compiègne. Philippe Masson a terminé son exposé en énumérant les principales dévotions et processions l’ayant honorée, notamment à l’occasion des conflits du XXe siècle, celles-ci concernant essentiellement la ville de Toul.
 
 
  
Un débat intéressant a clôturé la séance.

lundi 1 décembre 2025

Études Touloises n°194

La version numérique est disponible aux abonnés, la revue papier est disponible en kiosque, librairie et chez les abonnés.

 Au sommaire : 

  • Le marais de Pagny-sur-Meuse et sa flore, par Paul MONTAGNE
  • Prix Moselly 2025 : Le Plan Mirabelles, par Jean-Baptiste LEHEUP
  • Les vicissitudes de la famille moderne aux 17e et 18e siècles, Étude du registre des causes de Minorville (M-et-M), village régi par la coutume (Partie 2) par Laurence JOIGNON  
Les article du n°190 sont en ligne sur le site de la revue, ICI

Cérémonie de remise du prix Moselly 2025

C’est devant une salle comble de l’Hôtel de Ville de Toul qu’a eu lieu la remise du prix Moselly, le samedi 29 novembre, en suivant un déroulement bien rôdé depuis plusieurs années.
 
En l’absence du président Philippe Masson, Geneviève François, vice-présidente, a accueilli public et intervenants.
 
Le Maire, Alde Harmand a insisté sur l’importance culturelle pour sa cité de ce prix littéraire, dont c’était la 77e édition.
 
Corinne Florentin, secrétaire du prix a ensuite détaillé le cru 2025 en donnant quelques indications sur les candidats, au nombre de 19. Puis elle a cédé le micro à Jean-Baptiste Leheup en l’invitant à se présenter, puis à lire sa nouvelle, dont la conclusion fut soulignée par des applaudissements nourris.
 
Le lauréat reçut ensuite des mains du maire un chèque de 500 euros, montant dont Jean-Baptiste Leheup fit aussitôt don à Guillaume Cauvy, représentant Orphéopolis, une association qui œuvre pour la protection des orphelins des policiers
 
Mathieu Esposito, artiste plasticien toulois, a offert, comme le veut la tradition, un diplôme illustrant la nouvelle.
 
La nouvelle intitulée « Le Plan Mirabelles » est publiée dans de numéro 194 de la revue Études Touloises fraichement sorti de chez l’imprimeur. Il est possible de se le procurer à la libraire Bossuet et à la Maison de la Presse, sur le site ou par abonnement. Il sera en libre accès sur le site de la revue dans un délai d’une année. Le lauréat en a reçu 5 exemplaires.
 
Pendant le vin d’honneur offert par la municipalité, Jean-Baptiste Leheup a pu dédicacer son texte aux personnes qui s’étaient procuré la revue, et répondre aux questions posées par le public.