Toute l'actualité du CELT : conférences, revue Études Touloises, prix Moselly...

mercredi 24 juillet 2019

Promenade littéraire à Saint-Evre – samedi 20 juillet 2019

Le généreux soleil de ce samedi nécessitait de se protéger, et les participants ont fait preuve d'à-propos en arborant lunettes de soleil , jolis chapeaux ou ombrelles de papier.
Le départ, place du 19 mars, impliquait qu'on franchisse les remparts par la porte de France pour se rendre au quartier Saint-Evre, preuve qu'un "faubourg" se trouve bien extra-muros. C'est à l'abri des grands arbres des promenades que Jean-Pierre Ziegler saltimbanque-conteur, auteur de nouvelles, lauréat du prix Moselly… a défini ce type de quartier, décrit ses particularité. Bien sûr, il a été question de Montmartre, mais aussi du plus proche Faubourg des Trois Maisons à Nancy avec lesquels il a fait des comparaisons.
Le groupe s'est ensuite rendu à l'ancienne abbaye où Corinne Florentin (secrétaire du prix Moselly), Philippe Masson (président du CELT) et André Rouyer (président du Claveau, association organisatrice de la promenade) ont illustré chaque station avec des explications et lectures appropriées.

 
Un peu plus loin, au frais dans l'église paroissiale Saint-Evre, c'est de l'ancien évêque de Toul dont il a été question.
Impossible de quitter le quartier sans évoquer le général Bigeard, qui y a vécu jusqu'à la fin de ses jours, non loin de sa maison natale.
On pardonnera aux guides d'avoir dépassé quelque peu la durée de visite initialement prévue tant leurs propos étaient intéressants, tout comme les questions que les participants ne se sont pas privés de poser.
Avant de se disperser, le groupe a regagné la ville par un passage bucolique et méconnu reliant la rue François Badot au boulevard de Pinteville.

Pour ceux qui n'ont pu assister à cette séance, ils pourront venir à la séance de rattrapage, le 10 août, même lieu;même heure..

Article annonçant la manifestation dans ER du 18 juillet 2019, ICI.

lundi 3 juin 2019

Études Touloises : actualité

Numéro 164 : Les articles sont en accès libre sur le site
https://www.etudes-touloises.fr/recherches/annee/2018.html#164

Numéro 168 : En kiosque, et en accès abonné sur le site


Au sommaire
Les maires de Toul (1860- 1925) - Gérard HOWALD
Colombey-les-Belles, un village-étape au XIXe siècle - Jean-Paul AUBÉ
Trois vies, trois destins :
- Bertie Dolley 1887-1917, un Britannique mort pour la France inhumé en terre touloise par Patrick WHITE
- La vie d'un brave : Le Gustave dit « Tatave » par Pierre BOUCHOT
- Paul Henry Goetschy (1848-1921). Le parcours d’un Toulois alsacien-lorrain dans l’armée de la Revanche par Pierre LELU
Courrier des lecteurs : le menu de l'Armistice par Gérard GELÉ
Au musée : programme du 3e trimestre 2019

jeudi 16 mai 2019

Faune lorraine [Compte-rendu de la conférence du 14 mai 2019]

La conférencière, Annik Schnitzler, est professeure au Laboratoire Interdisciplinaire des Environnements Continentaux, UMR 7360 CNRS - Université de Lorraine, Campus Bridoux, à Metz.



Lors de son exposé, dense et illustré, il a été question des espèces de la faune sauvage qui ont disparu ou se sont raréfiées en Lorraine. Ce sont le buffle, l’auroch, le cerf, le chamois, le renne, le loup, l’élan, le castor, la loutre, l’ours, le lynx, et certains oiseaux…). La diversité et la richesse en nombre d’individus pourraient encore être celles observées dans d’autres contrées d’Europe, comme en Biélorussie où Annik Schnitzler a accompagné un chercheur autochtone.

Le débat qui a suivi a été animé, la présence d’un loup solitaire à quelques kilomètres au sud de Toul ne laissant pas indifférent.

Pour en savoir plus sur le loup dans notre région :
  • Michel Pastoureau, "Le loup une histoire culturelle" au Seuil
  • Caroline Audibert, "Des loups et des hommes", chez Plon, collection Terre humaine
  • Le dernier N° de la revue de photo reportage Zeppelin "500 loups et maintenant"
  • "Les loups dans la Meuse, Connaissance de la Meuse, N° 23, 1991

dimanche 12 mai 2019

Conférence du 14 mai 2019

Annik Schnitzler
professeure à l'université de Lorraine
viendra présenter
"Histoire de la faune en Lorraine. Comparaison avec d'autres contrées d'Europe"


Pour mieux connaître ses travaux :
https://www.sciencesetavenir.fr/nature-environnement/cherche-loups-naturalises-pour-etude-scientifique-de-l-espece-en-europe-de-l-ouest_119005 
ou
http://bddc.liec.univ-lorraine.fr/cv/SCHNITZLER%20A.htm


Venez nombreux, mardi 14 mai à 20h30 salle des adjudications !


mardi 30 avril 2019

Le CELT en sortie dans les Vosges

Vingt trois participants étaient présents au rendez-vous, place de la Michonnette, ce samedi 27 avril au matin. Un covoiturage bien organisé a permis de se rendre à Soulosse-sous-Saint-Élophe, premier site prévu pour une balade sur les traces Leuques.
Guidés par une sympathique bénévole du conseil municipal de Soulosse, le groupe a découvert la chapelle Sainte Épéothe datant du XVe siècle, récemment restaurée, isolée sur la rive du Vair. Elle abrite un très beau retable datant de 1614, dédié à saint Élophe.
Bien emmitouflés et à l'abri sous les parapluies, les Toulois ont poursuivi la découverte du site sur les traces de saint Élophe par un sentier herbeux menant à  Saint-Élophe, en passant par la fontaine, la faille, le cimetière où se trouve le "siège" du saint, et l'église renfermant de nombreuses richesses dont le cénotaphe et des reliques du martyr. La matinée s'est terminée au musée, deux salles situées à la mairie, renfermant de nombreux vestiges gallo-romains, trouvés pour la plupart lors de travaux sur l'ancienne RN 74 empruntant le tracé de la via Agrippa. Des pièces magnifiques et bien conservées dont d'impressionnantes bornes milliaires.
Après le repas dans un restaurant de Neufchâteau, la sortie s'est poursuivie à Liffol-le-Grand dans un beau musée (le musée Bernard-Counot) où, entre autres, de très belles pièces archéologiques répondant à la thématique de la journée ont été commentées par un intéressant guide local.
La présence du soleil de plus en plus chaleureuse a permis de visiter agréablement le château de Lafauche, en Haute-Marne, sous la direction de notre ami Michel Brunner, natif d'un village voisin, à l'origine de l'association des amis de la forteresse, datant du XIe siècle.
Avant de rentrer à Toul, la découverte de l'extérieur de l'église de Prez-sous-Lafauche dotée d'un très joli porche (narthex) a conclu cette journée particulièrement instructive.

Chapelle Sainte Épéothe, au bord du Vair

Cénotaphe de saint Élophe

Visite du château de Lafauche (52), guidée par Michel Brunner

 Église de Prez-sous-Lafauche (52)

Photo de groupe prise au château devant  la tour Crozat de Thiers, la mieux conservée

Histoire et légende de Saint Élophe

Élophe est le fils d'un riche marchand de Grand. Chrétien fervent, il s'irrite des fêtes païennes pratiquées par les romains stationnés à Soulosse, relai routier sur la voie romaine reliant Lyon à Trèves via Toul. Ayant détruit les idoles des romains, il est condamné à la décapitation après un jugement durant lequel il a refusé de renier sa foi. La sentence est appliquée le 16 octobre 362, au bord du Vair, là où a été édifiée la chapelle "Sainte Épaïotte".
La légende raconte qu'ayant souhaité être enterré sur la hauteur, le romain lui dit "Demande à ton dieu de t'emmener sur la colline". Ce qu'il fait, prenant sa tête entre ses mains. En chemin, il nettoie son sang dans une source qu'il fait surgir, avant de se cacher dans une faille qu'une araignée aurait protégée de sa toile, pour échapper à ses poursuivants.
Arrivé au cimetière de Soulosse (Solimariaca), il s’assoit sur une pierre qui s'amollit à son contact et prend l'empreinte de son corps avant qu'il ne meure.
La famille chrétienne d'Élophe comprend son frère aîné Saint Euchaire (à la légende comparable, dont le cénotaphe se trouve dans l'église de Liverdun) et cinq sœurs : Sainte Menne, Sainte Libaire (également martyre céphalophore), Suzanne, Ode et Gontrude. Leurs parents se nomment Baccius et Litrude. Les statues de ces personnages portent la pierre tombale au dessus du sol, dans le chœur de l'église de Soulosse.

Bas-relief de la chapelle, retraçant l'histoire et la légende du saint

mercredi 10 avril 2019

Statues des saintes Marie-Madeleine et Catherine [Compte-rendu de la conférence du 9 avril 2019]

La conférencière Audrey Lambert a découvert avec surprise la Lorraine lorsqu'elle est arrivée à Nancy pour ses études en histoire de l'art. Originaire de Touraine, elle débarque avec les mauvais préjugés, voire l'ignorance, dont la région est victime, mais la jeune femme en découvre les merveilles.
Elle est actuellement employée à Bar-le-Duc pour le récolement des collections du Musée Barrois.


C'est en partageant son enthousiasme qu'elle a exposé le résultat de ses travaux de Master 2 au public toulois.
Ses recherches l'ont conduite à se poser de nombreuses questions, dont beaucoup sont encore sans réponses.

Après l'analyse des deux statues (attitude, costume, influence…), de leur origine (elles étaient entreposées dans la chapelle de Gare le Col) et de leurs commanditaires, Audrey Lambert  émet les hypothèses de leurs emplacements originels possibles dans la cathédrale : Jubé, chapelle des reliques, chapelle de évêques ? Cette dernière semble la plus probable mais reste à vérifier.
L'existence d'un atelier de sculpture à Toul où ces œuvres auraient été réalisées est également très probable.



Les réponses aux questions ne se trouveront qu'après la consultation de très nombreuses archives, mais peut-être jamais, compte tenu du risque que les documents les plus explicites aient disparu ou aient été endommagés, comme c'est le cas d'une liste que l'étudiante a eue entre les mains, hélas en grande partie calcinée.


Restaurées et acquises grâce à une souscription de la Fondation du Patrimoine, les deux statues sont installées dans la salle lapidaire du musée d'Art et d'Histoire de Toul où il est possible de les admirer (l'entrée est gratuite).

Sortie à Moutrot dans le vallon du Chahalot (samedi 6 avril 2019)

C'est sous une atmosphère brumeuse et fraîche que la visite a débuté pour le petit groupe. Après les informations générales fournies par Paul Montagne sur les vallons froids, une petite marche "dans le ruisseau" (à sec) a permis à tous de se réchauffer et de profiter du soleil de plus en plus présent.
Sous l'érablaie-chênaie, le tapis des jeunes feuilles d'ail aux ours succédait aux Claudinettes défleuries.
De nombreuses fleurs vernales ont été rencontrées (Hépatique à 3 lobes, Anémone sylvie, Anémone fausse-renoncule, corydales…) ainsi que diverses plantes caractéristiques du milieu, ainsi qu'un magnifique chêne plusieurs fois centenaire.
Avant de se disperser, les promeneurs sont allés jusqu'au au Trou de Diane (ou Trou des Glanes), curiosité du réseau karstique de l'Aroffe dont le Chahalot est une résurgence, source d'un ruisseau temporaire.





dimanche 7 avril 2019

Décès de Théophile Saintot

C'est avec une profonde tristesse que nous apprenons le décès de Théophile Saintot.


"Théo", ainsi que nous l'appelions tous familièrement, était membre du CELT, lauréat du prix Moselly en 1959 pour sa nouvelle "Que Dieu servit", membre du jury du prix Moselly, auteur de plusieurs articles dans la revue Études Touloises.

Théo avait participé aux spectacles historiques de Toul en fête, il y avait incarné, entre autres, Henri II et saint Gengoult.

Le CELT adresse ses sincères condoléances à ses proches.

Théo Saintot, à droite, avec Michel Hachet, d'un an son aîné. (1998)



Photo et article ER du 10 avril 2019 - Sexey-les-Bois

jeudi 4 avril 2019

Rappel : Sortie botanique du samedi 6 avril 2019

Sortie guidée par Paul Montagne, dans le vallon du Chahalot (Moutrot).
Rendez-vous à 9 heures 15 sur le parking situé sur la route allant de Moutrot à Ochey.

Distance de 3 km aller et retour, aucune difficulté et pratiquement sans dénivelé.

Plans 



(cliquer pour agrandir)

mercredi 3 avril 2019

Conférence du 9 avril 2019

Mardi 9 avril à 20h30
salle des adjudications
Audrey Lambert nous présentera son travail de recherche.

Elle travaille depuis 2016 au Musée barrois (Bar-le-Duc) en tant que médiatrice culturelle et agent de récolement et soutiendra son Master 2 en juin.
Cette jeune chercheuse vous propose une conférence qui synthétisera deux années de recherche, la première ayant été consacrée aux statues de Catherine et de Marie-Madeleine, la deuxième cherchant à prouver l’existence d’un atelier de sculpture toulois dans les années 1500.

 Statue de sainte Catherine d'Alexandrie au musée de Toul


« Toul au tournant des XVe et XVIe siècles : une ville épiscopale puissante, à la jonction entre le nord et le sud, l’est et l’ouest. Un carrefour d’influences où de riches personnages financent d’importants chantiers architecturaux et artistiques mêlant les derniers feux de l'art médiéval et les nouveautés de la Renaissance. Lieu idéal pour voir l'apparition d'un style à part entière, le « style toulois ». Toutefois, aucune preuve formelle de son existence, si ce n'est quelques œuvres exceptionnelles qu'il faut désormais étudier. »

Conférence de le cadre de la promotion, par le CELT, de jeunes chercheurs.

mercredi 13 mars 2019

Hector Guimard [Compte-rendu de la conférence du 12 mars 2019]

Jean-Luc André et Philippe Masson, président du CELT


Photo de l'Est Républicain
prise lors d'une conférence à l'ALS en juin 2018

Le conférencier, Jean-Luc André, fait partie d'une grande famille d'architectes de Nancy. Son aïeul, Émile André, célèbre architecte de l'École de Nancy, quitte l'immeuble " La graineterie Génin-Louis " situé à l'angle des rues Saint-Jean et Bénit après l'incendie de février 1902 et installe son cabinet au n°1 de la place Stanislas, dans un local encore occupé de nos jours par ses descendants.


Hector Guimar, source photo "Le cercle Guimard"


Hector Guimard (°Lyon, 10 mars 1867 – †New York, 20 mai 1942) est maintenant reconnu comme l'un des architectes les plus talentueux de sa génération, ayant joué un rôle majeur dans la création de l'Art nouveau en France, et surtout à Paris. Après une période de rejet dans les années 1910, l'Art nouveau a connu une entière réhabilitation, comme les Nancéiens ont pu le constater dans leur ville.

Bien que n'ayant jamais obtenu son diplôme d'architecte, faute de temps, on lui doit de nombreuses villas, notamment à Paris, dans le XVIe arrondissement, dont l'emblématique Castel Béranger (1898).
Artiste complet, il dessina non seulement des immeubles, mais aussi mobilier, lustres, papiers peints, vitraux, clenches, grès émaillé, pièces d'orfèvrerie, etc. le tout dans un style très personnel et caractéristique.
Les bouches du métro parisien sont en grande partie à l'origine de sa renommée, bien que le marché ne dura que 3 ans, entre 1900 et 1903.
Ayant épousé Adeline Oppenheim en 1909, une riche américaine juive, il émigra aux États-Unis à la veille de la seconde guerre mondiale. Il se convertit difficilement à l'Art déco, et entreprit d'autres activités plus discrètes.

Mise en ligne du n° 163 des Études Touloises

Les articles du numéro 163 sont accessibles gratuitement sur le site, ICI.

En kiosque Études Touloises n°167

En vente à la librairie Bossuet, maison de la presse, ou par abonnement.

Cahier du Pélican n°2

Au sommaire :
- Au musée : Programme du 2e trimestre 2019
- Le gothique flamboyant lorrain flamboie-t-il ? par Pierre Sesmat
- La chapelle des évêques de la cathédrale de Toul et son plafond à caissons ou soffite par Alain Villes et Philippe Gauvin
- Cloches disparues et cloches actuelles de la cathédrale Saint-Étienne de Toul par Alain Villes
- Partenariat : La Gazette
- Sacraire de la cathédrale de Toul par Michel Brunner
- Pierre Goudot (1929-2019) par Grégory Goudot
- Dans la presse
- Règlement du Prix Moselly 2019

mardi 5 mars 2019

Conférence du 12 mars 2019

20 heures 30, salle des adjudications
Entrée libre

Jean-Luc André présentera une conférence consacrée à
"Hector Guimard, grande figure de l'Art nouveau".

Cette conférence est l'occasion de mettre en lumière ce créateur si complet. "Mettre en lumière" est l'expression appropriée, car si ce nom s'associe immanquablement au métro parisien, l'œuvre d'Hector Guimard est aérienne comme ces termes évocateurs de "brins de muguet" ou de "libellules" données aux entrées Art nouveau qui ornent encore aujourd'hui la capitale, ou comme ces formes si légères et si souples de son vocabulaire décoratif. "




jeudi 14 février 2019

Prix Moselly 2019

Le 70ème prix Moselly est ouvert. Les textes des nouvelles doivent parvenir au secrétariat avant le 12 septembre 2019.

Règlement complet téléchargeable sur le site des Études Touloises, ICI.

Le Toulois, pays et paysages [Résumé de la conférence du 12 février 2019]


 Un public d'habitués, quelques instants avant le début de la séance


Philippe Bruant, Nancéien, géographe, a commencé par expliquer les raisons de son attachement à cette partie de la Lorraine, le scoutisme, qui lui a valu de venir depuis son plus jeune âge dans le secteur de Lucey.

Paysages militaires, archéologiques ; paysages de côte, de vignoble, de cultures et de prairies ; vallons et cols, rivières : de nombreuses images ont illustré les propos du conférencier, dont le diaporama s'est clôturé sur une double interrogation :
- et si on faisait davantage de publicité sur le trop discret "pays" toulois ?
- et si on en profitait pour valoriser, expliquer ses attraits naturels aux habitants, aux enfants, aux touristes ?

Le livre de Philippe Bruant est édité par Gérard Louis

vendredi 8 février 2019

Conférence du 12 février 2019

Philippe Bruant vient ce mardi 12 février à 20h30 salle des Adjudications à Toul pour faire découvrir 

"Le Toulois, pays, paysages."

Monsieur Bruant, géographe, a publié de nombreux ouvrages comme par exemple La bataille du Grand Couronné (2014), Moi Wetzstein Henri, sapeur de la Grande Guerre (2015) et notamment Toulois, pays, paysages (2017).
Il cherche à mieux faire connaître ou faire découvrir les paysages toulois, ses spécificités et ses curiosités.

Photo Est Républicain du 22/08/2011

jeudi 31 janvier 2019

CELT : compte-rendu de l'assemblée générale 2019

Le quorum étant atteint à l'issue des émargements, l'assemblé générale ordinaire a pu se tenir à partir de 20 heures 30.

Philippe Masson, président, présente, en l'absence de la secrétaire excusée, le rapport d'activité, et en fin de séance, les prévisions pour l'année 2020. Il informe du caractère particulier de cette séance, correspondant pour la première fois aux statuts modifiés en 2017, stipulant que l'année statutaire passait en année civile et non plus en année scolaire. En conséquence de quoi, cette AG couvre les activités du 12 septembre 2017 (date de la dernière AG) au 31 décembre 2018. Il donne ensuite la parole aux divers intervenants.
Deux nouveaux membres ont été intégrés au conseil d'administration, trois sont décédés dans l'année.

Après la clôture de l'assemblée, le public assiste à la projection du film "Éléonore", présenté par Michel Simon, le réalisateur, et Jean-Pierre Ziegler, auteur de la nouvelle qui a reçu le prix Moselly en 1969.
Le film, d'environ une demi-heure, a été tourné en super 8 mm à Vigneulles-les-Hattonchâtel en 1980. Il a été numérisé.

La soirée s'est prolongée autour du verre de l'amitié.


À l'accueil à partir de 20 heures, Claude Flaczynski et Paul Montagne ont procédé aux émargements, à l'encaissement des cotisations et abonnements à Études Touloises, et à l'enregistrement des procurations.

Les intervenants, de gauche à droite :


- Paul Montagne, trésorier, a présenté le budget correspondant aux 16 mois écoulés et au budget prévisionnel pour 2019.
- Vincent Lamarque, représentant Bernard Humbert, rédacteur de la revue, a lu le courrier de ce dernier relatif aux Études Touloises .
- Philippe Masson, président de séance et de l'association.



- Corinne Florentin, secrétaire du prix Moselly a fait le bilan du prix 2018 et des commémorations du centenaire de la mort de l'écrivain.
- Philippe Jeandat, trésorier de la revue, a présenté les bilans financiers passé et prévisionnel relatifs aux Études Touloises.



Jean-Pierre Ziegler et Michel Simon, de part et d'autre de Philippe Masson, ont présenté le film Éléonore.

mercredi 23 janvier 2019

Médecine de guerre [Compte-rendu de la conférence du 22 janvier 2019]


"La Grande Guerre, responsable d’un nombre massif de morts et blessés, fut d’abord l’occasion de revoir dans l’urgence, dès septembre 1914, la stratégie irréaliste et inadapté du Service de santé militaire (SSM) : il fallut faire place immédiate à la chirurgie de l’Avent et au triage raisonné des blessés, à chaque étape de la chaîne d’évacuation, deux piliers plus que jamais d’actualité en OPEX (opérations en extérieur), et lors de catastrophes ou de terrorisme de masse.
Ce fut l’occasion, en l’absence d’antibiotiques, de prévenir la gangrène gazeuse toujours mortelle, par l’usage de la liqueur de Dakin et Carrel ; de progresser dans la chirurgie et le traitement orthopédique des membres, d’inventer au Val-de-Grâce les techniques de soin et de réinsertion des « Gueules cassées » (les blessures faciales étant une nouveauté à soigner); d’améliorer les techniques d’anesthésie déjà connues et de découvrir la prise en charge du « choc de guerre » (hémorragique et/ou infectieux principalement) ; de créer la radiologie de l’Avant avec les véhicules spécifiques du SSM complétés plus tard par ceux de la courageuse Marie Curie, permettant de repérer les projectiles dans les trois plans de l’espace, grâce, par exemple, au compas du médecin major Hirtz ; de vaincre la terrifiante typhoïde par une vaccination de masse dans les tranchées grâce au vaccin mis au point par Hippolyte Vincent au Val-de-Grâce ; d’assurer une prévention efficace contre l’épidémie de paludisme dans l’Armée d’Orient, dont l’hématozoaire avait valu le prix Nobel (1907) à Alphonse Laveran, professeur d’hygiène au Val-de-Grâce ; d’assurer les conditions d’hygiène générales et spécifiques (typhoïde, paludisme) les meilleurs possibles ; enfin de reconnaitre puis de prendre en charge les troubles psychiatriques de guerre, des techniques tombées ensuite dans un oubli relatif jusqu’à la première guerre du Golfe, au conflit des Balkans, et aux interventions de nos soldats dans le monde, où ils sont au premier plan ; enfin d’assurer la rééducation et la réinsertion familiale et sociale des mutilés ou malades chroniques du fait de la guerre (en particulier code des pensions où la charge de la preuve – enfin ! – incombe à l’État). "
François Eulry

François Eulry
médecin général inspecteur
professeur agrégé du Val-de-Grâce
association des Amis du Musée du Val de Grâce

Au moment de poser des questions, avec Philippe Masson (président du CELT)

Monument aux brancardiers
Œuvre de Gaston Broquet
Jardin de l'hôpital du Val-de-Grâce à Paris
Source de la photo

Assemblée générale 2019

Le CELT vous invite à son Assemblée Générale le mardi 29 janvier 2019 à 20 heures30, salle des Adjudications, à Toul.
Accueil à partir de 20 heures pour émargement, régler sa cotisation et s'abonner à Études Touloises.
Si le quorum n’est pas atteint, l’assemblée générale extraordinaire débutera à 21 heures.

Suivra une projection du film réalisé à partir de la nouvelle "Éléonore" prix Moselly 1969, en présence de son réalisateur, Michel Simon, et de l'auteur, Jean-Pierre Ziegler.

Le verre de l’amitié terminera la soirée.

mardi 15 janvier 2019

Conférence du 22 janvier 2019

Progrès médicaux à l’occasion de la Grande Guerre
par
François Eulry, médecin général inspecteur

Le Général Eulry - Source : Twitter
 
Il sera question d'antibiotiques, de chirurgie, d'anesthésie, de vaccinations… et, entre autres portraits, ceux de deux femmes médecins exceptionnelles : Suzanne Noël et Nicole Girard-Mangin.

Mardi 22 janvier à 20 heures 30
Salle des adjudications
Entrée libre

dimanche 6 janvier 2019

Pierre Goudot, nécrologie

Pierre GOUDOT, né à Colmar le 23 août 1929, est décédé mardi 1er janvier 2019 à Montluçon, où il résidait avec son épouse Paulette depuis son départ en retraite en 1989.

Dans l’esprit de beaucoup, notamment dans l’Est où il a accompli toute sa carrière, Pierre restera comme un enseignant d’exception. Instituteur à Dombasle-sur-Meurthe au sortir de l’école normale – tout en poursuivant des études de lettres à l’université de Nancy –, professeur certifié au lycée Ernest-Bichat puis à la cité scolaire de Lunéville, enfin professeur agrégé, censeur et adjoint à l’inspecteur d’académie : la trajectoire de l’homme, modèle de cursus "à l’ancienne", dit à elle seule le goût du travail qui l’animait et qu’il a transmis à ses élèves comme à ses proches. De là vient à n’en pas douter une partie du respect et même de l’admiration qu’il a pu susciter, dans lesquels jouaient également un indéniable charisme, une vaste culture classique – française, mais aussi allemande – ainsi qu’une vision exigeante du métier d’enseignant.
Exigeante, c’est-à-dire pas toujours consensuelle dans la France de l’après-68 : nombreux sont les proches de Pierre à garder le souvenir jubilatoire d’anecdotes cruellement hilarantes sur tel ou tel médiocre démagogue de ses collègues, racontées au détour d’un repas en famille avec le sens de la formule et de la théâtralité qui le caractérisait. Loin de lui valoir une image de conservateur ou de réactionnaire – d’autant moins justifiée qu’il a été à Lunéville la cheville ouvrière d’expériences pédagogiques innovantes –, cette intégrité a au contraire profondément marqué ses élèves. Que l’une d’entre eux ait eu à cœur, bien des années après le départ de Pierre en retraite, d’adresser à son professeur de lettres de seconde des mots pleins de reconnaissance et d’affection dans les remerciements liminaires de sa thèse de doctorat de pharmacie en dit long sur l’influence intellectuelle qu’il a exercée sur des cohortes d’esprits en formation.
Pierre avait à l’évidence le goût de la pédagogie et de la transmission ; un goût dont il ne s’est jamais départi jusqu’à la fin de sa vie, qu’il a transmis à plusieurs de ses proches et qui nourrissait activement les liens d’affection qu’il avait appris à cultiver avec les siens, notamment avec les plus jeunes. Mais l’enseignant était aussi un chercheur passionné, comme l’ont d’abord montré son mémoire de D.E.S. consacré à l’auteur Émile Moselly et sa contribution à l’Encyclopédie illustrée de la Lorraine, ambitieux projet éditorial coordonné par l’historien et universitaire nancéien René Taveneaux, pour lequel Pierre nourrissait depuis lors une vive admiration.


Voilà qui eût suffi à beaucoup, mais pas à notre homme. Membre actif du Rotary Club de Lunéville, membre de l’académie Stanislas et secrétaire du prix littéraire Émile Moselly, il est engagé auprès de son épouse Paulette dans l’aventure du Parvis des arts, la galerie d’art lunévilloise où exposent dans les années 1980 Roger Chapelain-Midy et Jean Jansem. L’histoire familiale ne manque pas d’anecdotes rocambolesques de retours de séjours parisiens, le coffre d’un break Ford rempli de toiles de grande valeur, que Pierre encadrait ensuite avec talent et minutie dans un atelier enfumé. Et comme si tout cela n’était pas assez, le Parvis des arts fut également une maison d’édition.
On ne sait exactement quelle part aura eu l’influence de la période René Taveneaux dans cette trajectoire, mais le fait est que Pierre a consacré après son départ en retraite l’essentiel de son activité intellectuelle à ce qui aura sans doute été sa véritable discipline de cœur : l’histoire – et par extension l’archéologie, ce qui ne surprend pas venant d’un bricoleur, encadreur et jardinier hors pair qui aura rénové sept maisons (!) et pour qui les choses de l’esprit n’excluaient pas de savoir retourner la terre ou gâcher du mortier en bougonnant, le tout avec la même exigence du travail bien fait. Il n’a jamais renoncé au commerce des grands auteurs, bien sûr ; mais il n’ignorait ni ne cachait le poids des déterminismes familiaux dans son orientation première vers la littérature.

Aussi, les enjeux académiques et professionnels immédiats une fois mis à distance, il est très peu de jours que Pierre n’aura au moins partiellement consacrés, pendant quelque trente ans, à l’histoire de la Combraille et du Bourbonnais. Les érudits savent la valeur de ses travaux pointus sur la microtoponymie de ces terroirs, dans lesquels se mêlaient avec virtuosité passion de l’archéologie et science de l’étymologie. Mais ses marottes étaient aussi diverses que nombreuses, des ermites du haut Moyen Âge aux épidémies de la fin du siècle des Lumières via la "limite nord-sud des églises romanes à clocher-mur" (sujet qu’il déclamait avec une malice renvoyant très directement aux "chevaliers-paysans de l’an mil au lac de Paladru" d’Agnès Jaoui dans le film On connaît la chanson d’Alain Resnais). Hétéroclites, tous ces objets d’histoire avaient en commun la rigueur méthodologique avec laquelle Pierre aimait les découvrir et les comprendre, dans une démarche mêlant enquête dans la poussière des vieilles archives, fouilles dans la boue, retour aux sources littéraires et travail bibliographique au plus haut niveau scientifique dans la quiétude tamisée de son bureau. Une quiétude tamisée et enfumée de volutes de Gauloises, pendant longtemps – trop longtemps, lui a un jour soufflé son corps.

Ce qui frappait, chez cet esprit brillant – et d’une lucidité intacte jusque dans les derniers instants –, c’est la modestie et la discrétion, qu’il incarnait plus largement par le discours, par la posture, par le vêtement. Modeste et discrète était sa mise par écrit de souvenirs et d’anecdotes chers à son épouse Paulette, sans intention aucune de voir cela sortir du cercle familial. Modeste et discret, aussi, son refus de tisser davantage de liens intellectuels avec des universitaires dont les travaux entraient en résonance avec les siens, tel le géographe clermontois Pierre Bonnaud qu’il tenait pourtant en haute estime. Pierre a préféré devenir un érudit local au sens le plus noble du terme, c’est-à-dire un savant heureux de mettre son savoir et ses efforts au service de la vie associative intellectuelle et culturelle du territoire, notamment dans le cadre du Cercle d’archéologie de Montluçon, qu’il a présidé, et de la société des Amis de Montluçon.
Cet engagement intellectuel était la façon dont Pierre voulait et savait contribuer à la vie locale, bien plus que l’engagement dans la vie politique et citoyenne, auquel il a néanmoins touché par sens du devoir et par curiosité, quelques années durant, au sein de l’équipe municipale de Saint-Marcel-en-Marcillat, peu après l’installation définitive de Pierre et Paulette dans la demeure familiale du hameau du Clos que le couple projetait depuis des décennies. Figure appréciée du canton de Marcillat-en-Combraille, terre d’origine de son épouse qu’il avait pleinement fait sienne, il a préféré l’engagement actif dans des associations telles que Combraille Environnement, qu’il a présidée après avoir encadré de nombreux chantiers de jeunes venus de toute l’Europe, et Action XIII, dont il alimentait infatigablement, jusqu’à une époque toute récente, le bulletin en mises au point historiques très attendues et prisées des lecteurs.

Ramasser en si peu de mots la vie d’un homme, qui plus est si tôt après sa disparition, est difficile, presque vain. Que rappeler, que mettre en exergue dans le maquis des événements sans oublier l’essentiel ? On se souviendra qui du professeur membre du Rotary, qui du père ou du grand-père féru de New Orleans jazz dont les yeux brillaient comme ceux d’un enfant lorsqu’il évoquait à table ses souvenirs de vol en planeur, là où Paulette gardera le souvenir d’un époux protecteur jusqu’au dernier souffle, qui aura mis beaucoup de lui dans la maison du Clos si chère à toute une famille. S’il fallait à tout prix choisir, on retiendrait tout de même un maître-mot : "curiosité". Curiosité des œuvres, des choses, des autres ; des piliers de notre culture tout au début, des enjeux sociétaux et environnementaux de demain tout à la fin. Pierre fut un mélange élégant de tout cela, de brillants traits saillants, d’aspirations parfois contraires ; un mélange rare dont la disparition à l’aube d’une nouvelle année laisse chez tous ceux qui l’ont aimé un très grand vide.

Grégory GOUDOT, son petit-fils
Pour et au nom de la famille

jeudi 3 janvier 2019

Décès de Pierre Goudot

C'est avec une grande tristesse que nous apprenons le décès de Pierre Goudot, spécialiste d'Émile Moselly, survenu le mardi 1er Janvier à Montluçon (Allier).
Ses obsèques auront lieu Samedi 5 janvier à 10 heures en l'église de Saint Marcel-en-Marcillat.
 

Pierre Goudot, à droite, à l'occasion de la réédition du Rouet d'Ivoire, en 1990
(Photo Est Républicain)