Toute l'actualité du CELT : conférences, revue Études Touloises, prix Moselly...
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jeudi 14 mai 2026

Retour sur la conférence du mardi 12 mai 2026

  

     Il faut avoir « l’œil averti » pour distinguer parmi les cailloux qui jonchent les champs ceux qui sont des artéfacts (produits de l'art ou de l'industrie humaine) ! C’est le cas de Vincent Lamarque, initié depuis son enfance à cet exercice par son père Michel.
    Prospectant essentiellement dans son village de Charmes-la-Côte, il a récolté depuis 2016 quelques 147 échantillons. Ceux-ci sont répertoriés et photographiés avec une précision scientifique. Les objets ont été manufacturés dans des matériaux durs tels que les chailles (roche sédimentaire contenant des concrétions partiellement silicifiées), quartzites ou silex. Les outils du Paléolithique sont datables avec plus de certitude que ceux du Mésolithique, tandis que ceux du Néolithique sont seuls à avoir pu être réalisés dans des matériaux exogènes.
    Vincent fait ses recherches avec les autorisations préfectorale, municipale et l’accord verbal des agriculteurs. Il transmet également sa passion à ses deux fils.
 
 
 Le public a pu poser des questions et obtenir des informations complémentaires en examinant le contenu de la malle aux trésors apportée par Vincent Lamarque

vendredi 8 mai 2026

Conférence du mardi 12 mai 2026

Cro-Magnon au bord de la Moselle ou la Préhistoire à Toul

présenté par Vincent Lamarque  

Vincent Lamarque
Photo Est Républicain 

Salle des adjudications, cour de l'Hôtel de Ville
20h30
Entrée libre

jeudi 16 avril 2026

Retour sur la conférence du 14 avril 2026

   Dans sa conférence Anomalies morphologiques et autres curiosités végétales sous-titrée « Quand la nature n’en fait qu’à sa tête ! », Paul Montagne a présenté 8 catégories de caprices de la nature.

  Le public attentif a pu s’étonner devant des photographies de fleurs modifiées de l'Ophrys abeille normal, d’autres fleurs partiellement ou totalement blanches alors qu’elles devraient être rouges (Orchis pyramidal), violettes (violette), bleues (ancolie)…

   Un phénomène normal chez certaines espèces, peut être observé inhabituellement sur d’autres (apparition de liège sur les tiges d’orme champêtre ou d’érable champêtre).
   Des formes exubérantes des tiges, fleurs… donnent aux espèces fasciées des silhouettes fantastiques… (carline, chicorée sauvage, pissenlit…)
   Par ailleurs, des fantaisies sur le mode de reproduction peuvent être rencontrées, ou des anomalies dans laquelle les pétales sont remplacés par des feuilles, et sur la présence de galles (galle du chêne, bédégar sur l’églantier…)
 
   Suite à l’exposé, l’auditoire a pu poser des questions et partager ses observations personnelles.
 
Phyllodie d'une ronce

Fasciation d'un cirse commun
 
Galle chevelue (bédégar) sur un églantier

Un article détaillé sur le sujet est consultable sur le site de Paul Montagne en cliquant ICI

mardi 7 avril 2026

Conférence du 14 avril 2026

Anomalies morphologiques et autres curiosités végétales
Par Paul Montagne
 
Découvrir chez une plante ce qui est digne de curiosité, qui est étrange ou remarquable… Observer ce qui est anormal et fait exception à la règle… 
Curiosités et anomalies végétales peuvent être de forme, de couleur, de développement. Elles peuvent être liées à une surexpression génomique insolite, une modification génétique propre à l’individu ou la conséquence de virus, bactéries, parasites ou insectes… Une fleur blanche normalement bleue, un tronc inhabituellement recouvert de liège, une fleur qui ne s’ouvre pas, une espèce vivipare, une tige ou une fleur « monstrueuse » … 
 
Quand la nature n’en fait qu’à sa tête !
 
Fasciation chez Carlina vulgaris

Salle des adjudications, cour de l'Hôtel de Ville
20h30
Entrée libre 
 

mardi 31 mars 2026

mercredi 11 mars 2026

Retour sur la conférence du 10 mars 2026

    
     

Benoît Taveneaux, ancien président du musée de Saint-Nicolas-de-Port


    L’histoire de la bière est très ancienne comme l’atteste la découverte en Israël des vestiges d’une brasserie datant de 13 000 ans. L’extension de la fabrication de ce breuvage (cervoise avant que l’introduction du houblon lui confère le nom de bière) progresse et atteint la France il y a environ 2 500 ans comme le montre la découverte de grains d’orge maltés en Provence. Le nombre de brasseries explose après la Révolution, suite à l’abolition des privilèges.
    En Lorraine, de nombreuses brasseries voient le jour au XIXe siècle, à Metz, Charmes, Bar-le-Duc, Champigneulles, Saint-Nicolas-de-Port, Tantonville… Celles-ci bénéficient des nouveaux modes de transport (le rail permettant d’aller plus loin que les véhicules hippomobiles) facilitant la vente de cette boisson jusqu’à la région parisienne ainsi que la fourniture en orge depuis la Champagne.
    À la fin du XIXe siècle, la Lorraine était la première région française productrice de bière de fermentation basse et comptait plus de cent brasseries en 1890. Parallèlement, les méthodes de brassage évoluent permettant l’amélioration du produit ainsi que sa conservation.
 
Affiche publicitaire- Victor Prouvé
 
    Les brasseries ferment progressivement à l’issue des deux guerres mondiales. Néanmoins, les techniques sont enseignées à Nancy dans l’école de brasserie et de malterie initialement située rue Granville, actuellement regroupée au sein de l’ENSIA avec les écoles de laiterie et agronomie sur le campus de Brabois. Un centre de recherche, I.F.B.M. (Institut Français des Boissons, de la Brasserie et de la Malterie) s’est ouvert à Vandœuvre-lès-Nancy, au Bois de la Champelle.
    La Lorraine redevient un haut lieu de la brasserie française. Il est possible de visiter trois musées lorrains : le musée Français de la Brasserie à Saint-Nicolas-de-Port (Meurthe-et-Moselle), l’écomusée vosgien à Ville-sur-Illon (Vosges), le musée de la Bière à Stenay (Meuse).
    En outre, la région a vu s’ouvrir, ces dernières années, de nombreuses microbrasseries artisanales ou associatives, telles la Brasserie Cheval à Toul et celle du Chaudron à Chaudeney-sur-Moselle dans le Toulois. Alors que la moyenne était de 27 par département français, la Meurthe-et-Moselle en a compté jusqu’à 40.
    Dans Toul, ville de garnison qui était une grosse consommatrice de bière, le témoin de son histoire brassicole est encore visible en ville. 
  
Brasserie de Toul, rue Joly 

Faïence sur la façade de la brasserie de Toul

 
Symbole du brasseur, cette étoile évoque l'air, le feu et l'eau nécessaires à sa fabrication. Elle ne doit pas être confondue avec l'étoile de David. Elle est encadrée par des cônes de houblon et des brins d'orge.
(Façade de l'hôtel-brasserie de la Comédie, rue Gambetta à Toul)
 
Gambrinus, faïence de Toul Bellevue (Brasserie restaurant du Commerce, rue de la République à Toul)

mercredi 4 mars 2026

Conférence du mardi 10 mars 2026

Histoire de la bière en Lorraine
 
par
 
Benoît Taveneaux, 
ancien président du Musée Français de la Brasserie de Saint-Nicolas-de-Port
 
Photo Est Républicain

 Toul, 20h30, salle des adjudications (cour de l'Hôtel de ville)
Entrée libre et gratuite 

jeudi 12 février 2026

Retour sur la conférence du 10 février 2026

Saint-Just Péquart, mécène et collectionneur de l’École de Nancy

Conférence présentée par Étienne Martin, historien

    Le prénom de Saint-Just ne prédispose sans doute pas à la banalité. Et c’est un auditoire littéralement captivé qui a pu découvrir le parcours exceptionnel de Saint-Just Péquart lors de la conférence donnée le 10 février par Étienne Martin.

    Tout commence (presque) comme un conte de fées : un jeune bourgeois d’Épinal, beau, intelligent, est envoyé à Nancy pour ses études universitaires. Là, il fait la connaissance de Berthe César, dont il tombe amoureux, les deux jeunes gens partageant une passion commune pour la littérature et les arts. Dans le même temps, alors qu’il est âgé d’à peine vingt ans, Saint-Just hérite de la fortune de son père, riche entrepreneur décédé prématurément. Hélas ! La mère du jeune homme s’oppose farouchement à cette union, et nos deux tourtereaux devront attendre cinq (longues) années avant de pouvoir convoler. Par dépit (peut-être) Saint-Just dédaigne de reprendre l’entreprise paternelle, et se tourne vers la quincaillerie fondée par ses grands-parents à Nancy. Il manifeste malgré son jeune âge un esprit d’entreprise indéniable. Sous sa direction, l’établissement se modernise, s’accroît, se diversifie, assurant ainsi au couple, et de manière définitive, une fortune considérable.
    S’ouvre alors pour l’industriel une vie de mécène et de collectionneur qui ne prendra fin qu’à sa mort (tragique). Il soutient les artistes de l’École de Nancy, encourage la création, met en lumière les talents cachés, et meuble richement sa maison de Champigneulles puis de Laxou (l’actuelle mairie) où le couple reçoit avec la plus grande générosité.
    À partir des années 1930, Péquart se passionne pour l’archéologie et va désormais mener chaque année des campagnes de fouilles d’abord à Carnac puis en Ariège. Loin du dilettantisme de ses contemporains dans ce domaine, il met en place des méthodes scientifiques très rigoureuses qui le font rapidement reconnaître et estimer par les plus grands professionnels. Son traité sur les techniques de fouilles bouleverse les pratiques traditionnelles et continue aujourd’hui encore de faire autorité.
    Cette brillante carrière connaît hélas une fin brutale à la fin de la seconde guerre mondiale. Accusé (à tort ?) de sympathies pour la milice, Saint-Just Péquart est condamné à mort puis fusillé aux termes d’un procès expéditif.
    Sans qu’aient tenté aucunement d’intervenir en sa faveur ceux qu’il avait généreusement soutenus dans leurs débuts difficiles… 
 

mercredi 21 janvier 2026

Retour sur la conférence du 14 janvier 2026

De l’aéronautique militaire en 1917 à la création de l’armée de l’Air en 1934
Colonel (H) Pierre-Alain Antoine
 

Avec l’aisance verbale et l’érudition qu’on lui connait, le colonel (H) Pierre-Alain Antoine est revenu sur l’histoire de l’arme aérienne entre les deux guerres mondiales et aux conséquences qu’eut l’accident mortel du ministre Bokanowski à Toul sur la création de l’armée de l’Air.
 
Il rappelle en préambule que c’est bien le Français Clément Ader (1841-1925) qui fait décoller du sol un appareil motorisé plus lourd que l’air, baptisé Éole, pour la première fois au monde en 1890. L’année 1911 marque le début de l’organisation de l’aéronautique militaire. Trois années plus tard, en octobre 1914, les sous-officiers Frantz et Quénault remportent sur un avion Voisin la première victoire aérienne au monde face à un avion allemand. Malgré tout, nombre de responsables militaires restent circonspects sur l’usage guerrier de l’aviation, souhaitant limiter celle-ci à un rôle d’observation et de reconnaissance au bénéfice de l’Armée de Terre. Malgré ces oppositions, le Lunévillois Charles de Tricornot de Rose (1876-1916) parvient à créer la chasse. C’est le temps des as (5 victoires aériennes), tels Guynemer ou Fonck, l’as des as alliés, né à Saulcy-sur-Meurthe. Le conflit permet un formidable développement technique et quantitatif (4 500 appareils !) à l’aviation. En 1918, l’aviation militaire française est la plus importante au monde, à la pointe du progrès. Mais la volonté de préserver la paix retrouvée (« la Der des der »), la croyance en la supériorité militaire française, l’opposition farouche de l’Armée de Terre à l’indépendance de l’aviation, ont pour conséquences conjointes une diminution drastique des effectifs en hommes (militaires et ingénieurs) et en avions, un progressif retard technique et une lourde tutelle de l’Armée de Terre.
 
Maurice Bokanowski (1879-1928), ministre du Commerce, de l’Industrie, des Postes et Télégraphes et de l’Aéronautique, est opposé à la création d’un ministère de l’Air. Le 2 septembre 1928, après une visite au président du Conseil Poincaré en son château de Sampigny, il doit repartir en avion du terrain de Toul-Croix de Metz pour gagner Clermont-Ferrand. Le ministre est en retard. Quand il arrive enfin, le moteur du Breguet n’est pas chaud. Qu’importe, l’avion décolle mais le moteur faiblit et le pilote tente un retour au terrain. La portance insuffisante cause l’écrasement de l’avion qui, empli d’essence, s’embrase et se consume en totalité. Aucun des passagers n’en réchappe. Moins de 15 jours plus tard, cette opposition disparue tragiquement, le ministère de l’Air est créé le 14 septembre 1928, mais il faut attendre 1934 pour voir naître une armée de l’Air indépendante. Ces retards pèseront dramatiquement lors des combats de 1940.


Avion Blériot-Spad, au centre, et stèle commémorative à Toul
 

mercredi 10 décembre 2025

Retour sur la conférence du mardi 9 décembre 2025

En raison d’un désistement de dernière minute de Patrick-Charles Renaud initialement prévu pour la séance de décembre, Philippe Masson a présenté une conférence ayant pour objet Notre-Dame au pied d’Argent.

Cette patronne de Toul est représentée dans la cathédrale par une statue qui vient de retrouver le 4 décembre 2025 son célébrissime pied, hélas cassé depuis plusieurs mois.
 
N.D. au pied d'argent en 2009
  
L’histoire remonte à 1271, année du décès de l’évêque Gilles de Sorcy dont la succession se révéla plutôt chaotique et ne trouvera sa solution que plusieurs années plus tard.
Les bourgeois de la ville en rivalité avec l’évêque qui leur avait été imposé, réfugié à Liverdun. Alors que des soldats armés au service de l’évêque se préparent à attaquer la ville, une bourgeoise, venue prier Marie en septembre 1284, s’endort devant sa statue. Notre-Dame lui apparaît en songe pour la prévenir du danger, et, afin d’être crédible, aurait avancé légèrement son pied. Le combat s’engage, les bourgeois sont victorieux. Finalement, le nouvel évêque rejoindra Toul et occupera pleinement ses fonctions, sans tenir rancune à ses opposants.
Trois représentations de cette Vierge à l’Enfant sont connues. La première, du XVIIe siècle, fut détruite à la Révolution. La seconde volée au XXe siècle est remplacée en 1987 par une œuvre de Jan Tesar. 
Une statue de la Vierge au pied d’argent est présente dans la collégiale Saint-Gengoult, une autre, non associée à un quelconque miracle, dans une église abbatiale près de Compiègne. Philippe Masson a terminé son exposé en énumérant les principales dévotions et processions l’ayant honorée, notamment à l’occasion des conflits du XXe siècle, celles-ci concernant essentiellement la ville de Toul.
 
 
  
Un débat intéressant a clôturé la séance.

samedi 8 novembre 2025

Retour sur la « conférence » du mardi 4 novembre 2025

    La dernière séance du CELT fut assez inhabituelle et exceptionnelle. Novembre étant traditionnellement le mois de remise du prix Moselly, l'auditoire n'assista pas à une conférence mais à la projection du film Les deux désirs de la Clarisse tiré de la nouvelle de Marie Royer, lauréate du prix Moselly en 1950. Philippe Masson, président du CELT, présenta tout d'abord brièvement la vie et l'œuvre de Marie Royer (1914-2011), en présence de Mme Frédérique Tourancheau, la petite-nièce de l'auteure. Fille d'un couple d'instituteurs de Bicqueley, Marie Royer devient enseignante malgré un grave déficit d'audition.
    Elle obtient en 1950 un des tout premiers prix Moselly pour Les deux désirs de la Clarisse. La nouvelle raconte la vie de la fille de riches paysans de Bicqueley mariée au Tave, un rude travailleur « pas feignant », mais qu'elle n'aime pas, en échange de la promesse d'une belle robe de mariée en soie bleue que lui a promis sa future belle-mère, la Nestorine, laquelle ne tiendra pas sa promesse. Après une vie décevante, Clarisse, devenue vieille, rêve du plus beau caveau du village mais une mort précipitée l'empêche d'assouvir cet ultime désir et elle est enterrée dans une modeste tombe par des cousins qui se partagent ses riches terres.
 
    En 1970, grâce au concours technique de Télé Luxembourg, Marie Royer adapte sa nouvelle en un court métrage tourné en août et septembre à Bicqueley, Gibeaumeix et Uruffe avec les habitants comme acteurs bénévoles, habillés en costumes d'époques. Très réussi, le film est plus drôle que la nouvelle et Marie Royer s'y révèle une excellente actrice. À l'issue de la projection Mme Tourancheau, en un dialogue avec Corinne Florentin (secrétaire du prix Moselly), a livré ses souvenirs de sa grande tante, personnage haut en couleur, dont ses élèves gardent encore un souvenir marquant.
 
 
Marie Royer en 1988

lundi 13 octobre 2025

Retour sur la conférence du 7 octobre 2025

L'écologie dans les cahiers de doléance lorrains de 1789, présentée par Laurence Joignon

    Au printemps 1789, dans l'optique de la convocation des états généraux par le roi Louis XVI, les Français sont appelés à exprimer leurs souhaits recueillis dans des cahiers de doléances transmis ensuite au pouvoir.
     Les Lorrains depuis le rattachement à la France en 1766, ont vu une partie de leur quotidien, de leurs traditions et usages bouleversés. Ils expriment leurs revendications dans ces cahiers. Le nouveau pouvoir y est accusé de remettre en cause des usages et des droits reconnus depuis plusieurs siècles, notamment par la charte de franchise de Beaumont-en-Argonne (1182).
La clôture des openfields qui s'oppose au libre parcours des troupeaux communaux est ainsi particulièrement mal perçue, tout comme la réaction nobiliaire et, bien évidemment, l'augmentation des taxes.
    D'autre part, le développement de l'industrie (salines, arts du feu) entraîne des déforestations importantes qui privent les populations d'une ressource vitale pour la nourriture et le chauffage, ainsi que d'un matériau de construction stratégique : le bois. Pour ces raisons, les cahiers lorrains expriment une certaine nostalgie des anciens ducs.
    En conséquence, Laurence Joignon montre bien, après avoir donné une définition de l'écologie qui vise à un meilleur équilibre entre l'être humain et son environnement naturel, que certains thèmes (le bois, la vie chère, les privilèges) traversent le temps et trouvent des résonances à l'époque actuelle.
 
 

mardi 30 septembre 2025

Conférence du mardi 7 octobre 2025

Salle des adjudications, cour de l’Hôtel de Ville de Toul
20 heures 30
Entrée gratuite
 

"L'écologie dans les Cahiers de Doléances de 1789"
Par Laurence Joignon
 
"1789, la Lorraine est vent debout contre l'industrialisation de l'extraction de sel, la déforestation de ses forêts, le transfert de l'Université de Pont-à-Mousson à Nancy, la réaction féodales de seigneurs prédateurs, l'édit des clos imposé par le roi, les nouvelles routes utilisées par des nantis, les nouvelles taxes. Les cahiers de doléances se font l'écho des revendications des villes et des campagnes du Toulois. À la lecture de ces cahiers, on est surpris par la résonance entre les préoccupations de nos ancêtres et celles rapportées dans les Cahiers de doléances de 2019, et surtout par l'attachement des Lorrains à leurs eaux, leurs terres, leurs pâtures, leurs forêts, aux usages communautaires, à l'égalité et à la démocratie. Alors, les Lorrains, des écologistes avant l'heure ?"

mercredi 14 mai 2025

Retour sur la conférence du 13 mai 2025

 « Les intendances françaises dans les Trois Évêchés au XVIIe siècle »

Conférence de Quentin Muller, docteur ès histoire moderne, professeur conférencier

Quentin Muller et Philippe Masson

Quentin Muller
 

Qu’y a-t-il de commun entre les diverses intendances qui se succèdent dans les Trois Évêchés au cours du XVIIIe siècle ?
Si Guillaume Marescot, qui inaugure la fonction en 1619, se voit confier une mission très exceptionnelle de quelques mois sur le seul territoire messin, d’autres auront, sur plusieurs années, des prérogatives ainsi qu’un cadre d’intervention beaucoup plus larges. À l’un, on demande de régler un problème local de justice, à d’autres il revient d’organiser l’hébergement des troupes, de superviser l’état des fortifications, ou encore de contrôler strictement les finances des villes endettées par la guerre de trente ans. Si la cohabitation avec les institutions déjà en place (gouverneur, parlement, receveur général des finances, municipalités…) se passe parfois sans problèmes, dans d’autres cas elle peut être plus conflictuelle, celles-ci voyant d’un mauvais œil se mettre en place progressivement ce qui va devenir au XVIIIe siècle une institution permanente.
Au final, non, il n’y a vraiment rien de commun entre les diverses intendances qui se succèdent dans les Trois Évêchés au cours du XVIIe siècle.
Sauf peut-être …. mais oui, bien sûr ! Tous les intendants, sans exception, doivent rappeler inlassablement, dans leurs innombrables missives qu’ils envoient régulièrement à Paris, qu’on veuille bien ne pas oublier de leur verser leurs émoluments…

Dur, dur, d’être intendant !

lundi 12 mai 2025

Conférence de mai 2025

 Le CELT a le plaisir de vous convier à la conférence :
 
« Les intendances françaises dans les Trois Évêchés au XVIIe siècle »
 Présentée par Quentin MULLER, Docteur ès histoire moderne et professeur conférencier.
 
Quentin Muller - Photo Est Républicain

 Il s'agira d’évoquer la place et la construction de l'État français dans des marges territoriales vitales pour lui dans sa lutte face aux Habsbourg. Cette présentation est issue de la thèse de Quentin MULLER sur « Les intendances françaises en Lorraine (duchés et Trois-Évêchés) au XVIIe siècle » – sous la direction de Laurent Jalabert (Université de Lorraine) et de Olivier Chaline (Sorbonne Université).

 Mardi 13 mai 2025, 20h30, salle des Adjudications.

Comme toujours, l'entrée est gratuite.


 

samedi 5 avril 2025

Conférence d’avril 2025

La conférence d’avril sera exceptionnellement donnée le 15 et sera présentée par Philippe Masson, président du CELT, historien. Elle s'intitulera :
 
 Une épidémie et sa mémoire : le choléra à Morlaincourt (Meuse) en 1832
Calvaire du cimetière du choléra de Morlaincourt (Photo Est Républicain)

 Salle des adjudications, 20h 30

dimanche 16 mars 2025

Retour sur la conférence du 11 mars 2025

L'Aroffe, cette rivière mystérieuse, a dévoilé quelques-uns de ses secrets le 11 mars dernier, lors de la conférence à deux voix de deux passionnés du cours d'eau.

En effet, l'Aroffe est mystérieuse car elle disparaît parfois, aspirée par la terre, pour réapparaître quelques kilomètres plus loin. Elle peut réapparaître également sous forme d'impressionnantes résurgences lors des périodes de grosses pluies. Résurgences que l'on peut admirer sur le chemin des deuilles par exemple. Pascal Admant nous a d'abord expliqué ce phénomène qui existe également dans d'autres régions de France : le lit du cours d'eau rencontre un sol fait de karst, roche qui permet et entraîne l'infiltration de l'eau. Pascal Admant nous a fait entendre ce bruit, caractéristique et étonnant, d'aspiration de l'Aroffe.

Notre deuxième conférencier, Christophe Prévot, spéléologue nous a emmené voir l'infiltration de l'Aroffe au cœur de la roche karstique. Christophe Prévot a découvert ce phénomène d'aspiration avec ses parents alors qu'il était âgé de quatre ans. Le virus l'a pris et ne l'a plus quitté. Ses parents ont d'abord creusé pour comprendre, il a fallu parfois élargir le conduit pour pouvoir suivre le chemin de l'Aroffe sous-terrain. Puis Christophe est devenu spéléologue, il a pris contact avec l'université de Lorraine pour poursuivre les recherches. Avec ses compères et des étudiants, ils ont pu ainsi explorer quelques centaines de mètres du cours d'eau sous-terrain, nous donnant à voir des images surprenantes et parfois très belles ! Mais le chemin est encore mystérieux jusqu'à son terme, et il faudra d'autres moyens financiers et matériels pour en élucider tous ses mystères... Rendez-vous dans quelques années pour de nouvelles découvertes !

lundi 10 mars 2025

Conférence du 11 mars 2025

La Karst de l'Aroffe sera évoqué par Christophe Prévot et Pascal Admant. Mardi 11 mars, salle des adjudications de Toul, 20 heures 3

 
Est Républicain - 8 mars 2025