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dimanche 26 mai 2024

Retour sur la sortie du 25 mai 2024

Quatorze personnes avaient répondu à l'invitation du CELT à se rendre dans le Saulnois mosellan par covoiturage.

Le but de la sortie était de découvrir l'exploitation de l'or blanc qui fit autrefois la richesse de la région, mais où cette activité a cessé peu après la seconde guerre mondiale, contrairement à la Meurthe et Moselle où le sel est encore exploité de nos jours à Varangéville, Einville, Dombasle.

La visite des Salines Royales de Dieuze fut guidée le matin par un bénévole de l'Association des Salines Royales, tandis que l'après-midi, les participants ont découvert le Musée Départemental du sel de Marsal.

Marc Mouchot, guide à Dieuze

Un des bâtiments des Salines restauré en salle de réception, salle d'exposition, cinéma et musée

Début de la visite guidée du musée de Marsal

Quels que soient le lieu et l'époque, il s'agissait de récupérer sous forme de saumure le sel déposé par la mer du Trias et emprisonné depuis environ 220 millions d'années dans le sous-sol, ensuite de chauffer la solution dans des récipients en argile puis plus tard dans des poêles métalliques pour en évaporer l'eau. Les deux sites sont complémentaires pour comprendre l'exploitation du sel et ses modes d'extraction à des endroits et époques différentes, l'activité à Marsal, depuis l'époque gallo-romaine, étant antérieure à celle de Dieuze qui a prospéré à partir du Moyen-âge.

Les fortifications de Vauban ont été évoquées à Marsal où la sortie, sous un soleil généreux, s'est terminée à la collégiale Saint-Léger avec les commentaires de Philippe Masson, président du CELT.

Collégiale Saint-Léger

 

jeudi 10 novembre 2022

Retour sur la conférence du 8 novembre 2022

Philippe Masson (président du CELT) accueille Hélène Schneider (conservatrice du musée)

Après une introduction historique sur la création des musées, Hélène Schneider a relaté l'histoire du musée de Toul, décennie après décennie, depuis ses origines au rez-de-chaussée de l'hôtel de ville où de nombreuses pièces ont péri dans l'incendie de décembre 1939, jusqu'à son emplacement actuel, dans l'ancienne maison-Dieu, rue Gouvion Saint-Cyr, dont la salle lapidaire servit autrefois de salle de sport au collège de jeunes filles.
 
Salle Liouville (Hôtel de ville, avant l'incendie)

 
Salle lapidaire, autrefois salle de gym


Façade du nouveau musée (dessin de l'architecte)


 
 
De nombreuses informations ont été présentées, et complétées par diverses questions. Ont été abordées, entre autres, l'origine des collections, les récolements, les réserves, le respect des dépouilles humaines, le cas particulier des icones… Les pièces provenant du CELT, essentiellement des pièces d'archéologie, sont inventoriées sous la dénomination CELT, et ainsi différenciées dans l'inventaire de celles du musée.
 
Une trentaine de personnes assistaient à la conférence.
 
Une rénovation des sols va avoir lieu en 2023/2024 : les vieux planchers de bois vont être remplacés par des dalles de béton, plus sécures et coupe-feu en cas d'incendie. Les travaux se feront par tranches, ainsi le musée ne fermera pas ses portes durant cette période.
 
 
 La conservatrice a précisé que la présentation des collections ne sera pas systématiquement épurée, contrairement à la mode actuelle qui a drastiquement réduits le nombre de pièces présentées dans certains musées.

lundi 31 octobre 2022

Conférence du 8 novembre 2022 : Le musée de Toul, 150 ans d'histoire (1872-2012) par Hélène Schneider

Mardi 8 novembre
Salle des Adjudications, cour de l'Hôtel de Ville de Toul
Entrée libre

Photo Est Républicain

 Hélène Schneider, précédemment chargée de communication au musée des Beaux-Arts de Dijon, puis conservatrice à Pont-à-Mousson, est conservatrice au musée d’Art et d’Histoire Michel Hachet de Toul depuis 2011.

Le XIXe siècle en France a été qualifié de "siècle des musées" et les sociétés savantes, dans chaque ville digne de ce nom, ont élaboré des projets, rassemblé des collections, relevé des édifices anciens pour présenter au public des musées et valoriser l'histoire locale. À Toul, dans la seconde moitié de ce siècle, les choses se concrétisent et se mettent en place durablement. Au XXe siècle, tout sera remis en question mais temporairement (une quarantaine d'années) avant de rentrer dans l'ordre et de proposer aux publics le projet d'un musée désormais évolutif.

mardi 30 avril 2019

Le CELT en sortie dans les Vosges

Vingt trois participants étaient présents au rendez-vous, place de la Michonnette, ce samedi 27 avril au matin. Un covoiturage bien organisé a permis de se rendre à Soulosse-sous-Saint-Élophe, premier site prévu pour une balade sur les traces Leuques.
Guidés par une sympathique bénévole du conseil municipal de Soulosse, le groupe a découvert la chapelle Sainte Épéothe datant du XVe siècle, récemment restaurée, isolée sur la rive du Vair. Elle abrite un très beau retable datant de 1614, dédié à saint Élophe.
Bien emmitouflés et à l'abri sous les parapluies, les Toulois ont poursuivi la découverte du site sur les traces de saint Élophe par un sentier herbeux menant à  Saint-Élophe, en passant par la fontaine, la faille, le cimetière où se trouve le "siège" du saint, et l'église renfermant de nombreuses richesses dont le cénotaphe et des reliques du martyr. La matinée s'est terminée au musée, deux salles situées à la mairie, renfermant de nombreux vestiges gallo-romains, trouvés pour la plupart lors de travaux sur l'ancienne RN 74 empruntant le tracé de la via Agrippa. Des pièces magnifiques et bien conservées dont d'impressionnantes bornes milliaires.
Après le repas dans un restaurant de Neufchâteau, la sortie s'est poursuivie à Liffol-le-Grand dans un beau musée (le musée Bernard-Counot) où, entre autres, de très belles pièces archéologiques répondant à la thématique de la journée ont été commentées par un intéressant guide local.
La présence du soleil de plus en plus chaleureuse a permis de visiter agréablement le château de Lafauche, en Haute-Marne, sous la direction de notre ami Michel Brunner, natif d'un village voisin, à l'origine de l'association des amis de la forteresse, datant du XIe siècle.
Avant de rentrer à Toul, la découverte de l'extérieur de l'église de Prez-sous-Lafauche dotée d'un très joli porche (narthex) a conclu cette journée particulièrement instructive.

Chapelle Sainte Épéothe, au bord du Vair

Cénotaphe de saint Élophe

Visite du château de Lafauche (52), guidée par Michel Brunner

 Église de Prez-sous-Lafauche (52)

Photo de groupe prise au château devant  la tour Crozat de Thiers, la mieux conservée

Histoire et légende de Saint Élophe

Élophe est le fils d'un riche marchand de Grand. Chrétien fervent, il s'irrite des fêtes païennes pratiquées par les romains stationnés à Soulosse, relai routier sur la voie romaine reliant Lyon à Trèves via Toul. Ayant détruit les idoles des romains, il est condamné à la décapitation après un jugement durant lequel il a refusé de renier sa foi. La sentence est appliquée le 16 octobre 362, au bord du Vair, là où a été édifiée la chapelle "Sainte Épaïotte".
La légende raconte qu'ayant souhaité être enterré sur la hauteur, le romain lui dit "Demande à ton dieu de t'emmener sur la colline". Ce qu'il fait, prenant sa tête entre ses mains. En chemin, il nettoie son sang dans une source qu'il fait surgir, avant de se cacher dans une faille qu'une araignée aurait protégée de sa toile, pour échapper à ses poursuivants.
Arrivé au cimetière de Soulosse (Solimariaca), il s’assoit sur une pierre qui s'amollit à son contact et prend l'empreinte de son corps avant qu'il ne meure.
La famille chrétienne d'Élophe comprend son frère aîné Saint Euchaire (à la légende comparable, dont le cénotaphe se trouve dans l'église de Liverdun) et cinq sœurs : Sainte Menne, Sainte Libaire (également martyre céphalophore), Suzanne, Ode et Gontrude. Leurs parents se nomment Baccius et Litrude. Les statues de ces personnages portent la pierre tombale au dessus du sol, dans le chœur de l'église de Soulosse.

Bas-relief de la chapelle, retraçant l'histoire et la légende du saint

mercredi 10 avril 2019

Statues des saintes Marie-Madeleine et Catherine [Compte-rendu de la conférence du 9 avril 2019]

La conférencière Audrey Lambert a découvert avec surprise la Lorraine lorsqu'elle est arrivée à Nancy pour ses études en histoire de l'art. Originaire de Touraine, elle débarque avec les mauvais préjugés, voire l'ignorance, dont la région est victime, mais la jeune femme en découvre les merveilles.
Elle est actuellement employée à Bar-le-Duc pour le récolement des collections du Musée Barrois.


C'est en partageant son enthousiasme qu'elle a exposé le résultat de ses travaux de Master 2 au public toulois.
Ses recherches l'ont conduite à se poser de nombreuses questions, dont beaucoup sont encore sans réponses.

Après l'analyse des deux statues (attitude, costume, influence…), de leur origine (elles étaient entreposées dans la chapelle de Gare le Col) et de leurs commanditaires, Audrey Lambert  émet les hypothèses de leurs emplacements originels possibles dans la cathédrale : Jubé, chapelle des reliques, chapelle de évêques ? Cette dernière semble la plus probable mais reste à vérifier.
L'existence d'un atelier de sculpture à Toul où ces œuvres auraient été réalisées est également très probable.



Les réponses aux questions ne se trouveront qu'après la consultation de très nombreuses archives, mais peut-être jamais, compte tenu du risque que les documents les plus explicites aient disparu ou aient été endommagés, comme c'est le cas d'une liste que l'étudiante a eue entre les mains, hélas en grande partie calcinée.


Restaurées et acquises grâce à une souscription de la Fondation du Patrimoine, les deux statues sont installées dans la salle lapidaire du musée d'Art et d'Histoire de Toul où il est possible de les admirer (l'entrée est gratuite).

mardi 13 novembre 2018

Exposition : Moselly inédit

Exposition au musée de Toul du 7 novembre 2018 au 7 janvier 2019


Moselly inédit
Un écrivain d'après ses archives 
et le fonds de l'académie Goncourt


lundi 20 juin 2016

Le musée rend hommage à Georges Steinbach (1905-1965)

L'histoire du CELT et celle du musée de Toul sont étroitement liées. Le CELT voit le jour en 1947/48 et Georges Steinbach en est le premier trésorier. La section archéologie avait alors comme chefs de groupe messieurs Liéger, Schott et Steinbach.
Ce dernier favorisa la renaissance du musée parti en fumée lors de l'incendie qui ravagea l'hôtel de ville en décembre 1939 en mettant à disposition une pièce de son domicile, rue de Rigny.
Georges Steinbach sera également un des premiers membres du jury du prix Moselly au sein du Cercle d'Études.

Un hommage mérité lui a été rendu en baptisant de son nom la première salle d'archéologie fraichement rénovée au musée rue Gouvion Saint-Cyr. L'inauguration a eu leu le vendredi 17 juin 2016 à l'occasion des journées nationales d'archéologie.

Alde Harmand, maire de Toul 
entouré de Claude et Daniel Steinbach, les deux fils de Georges.

Claude a retracé un émouvant portrait de son père avant de dévoiler les deux plaques rutilantes, gravées :

SALLE Georges STEINBACH

et

Georges STEINBACH
___

16-02-1905 - 20-10-1965
HISTORIEN
ARCHÉOLOGUE

(Une 3ème salle d'archéologie, salle Abel liéger, se situe au premier étage du musée)

dimanche 1 mai 2016

Visite du musée de la faculté de médecine (résumé)

Ce sont quelque 25 membres du CELT qui se sont retrouvés le samedi 30 avril 2016 à la faculté de médecine de Nancy. Le groupe a pu suivre la passionnante histoire de cette faculté grâce à une visite guidée par Pierre Labrude et ses collaborateurs, acteurs de l'Association des Amis du Musée de la Faculté de Médecine de Nancy (AAMFMN).

"Ce musée renferme de nombreuses œuvres : essentiellement des portraits, des bustes, des documents divers et une originale collection de moulages dermatologiques en cire, provenant de l'Hôpital Fournier de Nancy et restaurée grâce au soutien financier des dermatologistes lorrains.

Exposées dans une galerie jouxtant la salle du conseil, dans les deux salles de thèses et dans une salle de réunion, ces collections comportent une cinquantaine de tableaux dont les plus anciens proviennent de la Faculté de Pont-à-Mousson, créée à la fin du XVIe siècle."
On trouvera toutes les explications sur le site très complet de l'association et dans un livre édité en 2012 chez Gérard Louis :
"Le patrimoine artistique et historique hospitalo-universitaire de Nancy
Établissements hospitaliers et Facultés de soin (médecine, pharmacie, odontologie)", Auteurs Alain Larcan, Jean Floquet, Pierre Labrude, Bernard Legras, préfacé par André Rossinot.


L'intérêt du musée, outre la qualité des œuvres présentées, est de retracer l'histoire de la faculté de Médecine : ses origines à Pont-à-Mousson par la création en 1572 de l'université sous le duc de Lorraine Charles III ; la création à Nancy sous Stanislas (1768) du Collège royal de médecine, hébergé d'abord au Musée des Beaux-arts place Stanislas, puis à la bibliothèque municipale ; la faculté proprement dite résulte du "transfèrement" par Thiers des facultés de médecine et de pharmacie de Strasbourg en 1872, suite à l'annexion de l'Alsace. Les nouveaux locaux se trouvent alors sur la place Carnot, avec la faculté de droit.

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Le groupe est accueilli dans le hall d'accueil par Pierre Labrude, accompagné de messieurs Jacques Vadot, dermatologue et Jean Floquet qui vont servir de guide.

Une fresque de Camille Hilaire réalisée en 1955 à la Faculté de médecine (aujourd'hui locaux de la faculté de pharmacie) rue Lionnois, illustre ces trois périodes. Cette copie de la fresque se trouve dans le hall d'accueil de la faculté de médecine, actuellement sur le plateau de Brabois et sert d'introduction à la visite.
On y voit au centre, le duc Charles III, avec à ses côtés le Cardinal de Lorraine et Charles Le Pois, premier doyen ; sur la partie droite, Stanislas est entouré de l’Intendant Chaumont de la Galaizière et de Charles Bagard, fondateur en 1752 du Collège royal de médecine ; et à gauche, Adolphe Thiers, président de la République, signataire en 1872 du décret de transfèrement, avec le professeur Stoltz, premier doyen de la Faculté nancéienne.

Après avoir traversé un couloir, sous le regard de plusieurs éminents personnages qui ont marqué la médecine à Nancy (bustes en bronze), ou ailleurs en France (bustes en plâtre), les visiteurs se dirigent dans une galerie où les attend la majeure partie des collections (tableaux, livres, objets…) largement commentée par Pierre Labrude.

Dans la salle du conseil, les tableaux commentés par Catherine Strazielle, professeur en odontologie, retiennent l'attention.

La salle Pierre Kissel, au joli mobilier de bois de sobre style art déco, recèle une étonnante collection d'une centaine de cires pédagogiques d'intérêt dermatologique et artistique, malgré une thématique assez lugubre (syphilis).

Dans une première salle de thèse au décours contemporain pourpre sont exposées les portraits des professeurs ayant enseigné à Pont-à-Mousson.


Aux murs de la seconde salle de thèse verte, au mobilier plus prestigieux, sont accrochés divers portraits parmi lesquels figurent certains médecins des ducs de Lorraine.

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Ce musée, géré exclusivement par des bénévoles, se visite tous les deux ans lors des journées du patrimoine ou, pour des groupes, sur demande.

mardi 5 avril 2016

Visite du musée de la faculté de médecine de Nancy

L’Association des Amis du Musée de la Faculté de Médecine de Nancy (AAMFM N), par l’intermédiaire du professeur Labrude, invite les membres du CELT, à une visite du musée de la faculté de médecine de Nancy (portraits de médecins lorrains célèbres du XVIIe siècle dont certains exercèrent à Toul, planches et cires anatomiques anciennes, documents divers, traités de médecine… sont notamment à découvrir).
Quatre administrateurs seront à notre disposition samedi 30 avril à 9h30 pour nous faire visiter le musée, situé au 1er étage du bâtiment AB, entrée AB1, à la faculté de médecine de Nancy au 9, avenue de la forêt de Haye, à Vandoeuvre -lès-Nancy, juste en face de l'hippodrome de Brabois.
Si vous désirez participer à cette visite, veuillez-vous inscrire préalablement en envoyant un mail à celt.toul54@hotmail.fr en précisant votre nom et prénom, le nombre de personnes vous accompagnant et si possible un numéro de téléphone portable. Si vous acceptez de participer à du covoiturage, veuillez nous le préciser. Nous chercherons à mettre en lien les personnes intéressées par ce mode de transport.