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vendredi 3 février 2023

Règlement du prix Moselly 2023

  1- Objet
Le prix Moselly est un prix littéraire qui consiste en un concours de nouvelles organisé par le Cercle d'Études Locales du Toulois (CELT). Il a été créé en 1949 afin d'honorer la mémoire de l'écrivain toulois Émile Chenin dit Moselly (1870-1918), prix Goncourt en 1907.
 
2- Conditions
- Le prix est ouvert à tous, à l'exclusion des anciens lauréats.
- Le thème de la nouvelle devra évoquer la Lorraine. Il pourra être une œuvre d’imagination ou bien s’inspirer de faits contemporains ou passés, de lieux ou de personnages historiques…
- Le texte sera inédit et écrit dans une langue correcte, sans illustration.
- Il ne doit pas avoir déjà été primé, ni être présenté simultanément à un autre concours.
- Il n’est pas souhaitable d’imiter le style de Moselly. Les critères d’évaluation portent sur l'originalité du sujet choisi, le style, la vivacité du récit…
- Les participants sont autorisés à présenter plusieurs nouvelles. Chaque texte fera l'objet d'un envoi distinct.
 
 3- Présentation du texte
Le texte sera expédié en deux formats : un format numérique et un format papier. 
- Le format papier sera envoyé en 3 exemplaires.
- Il sera présenté sur feuillets A4, imprimés recto verso et simplement agrafés.
- Dans une police de caractère sobre et de taille raisonnable : de préférence Times New Roman, corps 12, non gras, non italique, interligne simple.
- Il devra compter de 15 000 à 23 000 caractères, espaces compris.
- Les pages seront numérotées et le titre sera inscrit en haut de la première page.
- Le format numérique du texte sera envoyé en pièce jointe sous Word ou sous Open office, le courriel devra comporter les coordonnées du candidat identiques à celle du contenu de l'enveloppe ci-dessous.
  
4- Anonymat
- Le jury statue sans connaître le nom des auteurs. De ce fait, les écrits ne devront pas être signés.
- Le titre de l'œuvre sera mentionné sur une enveloppe ordinaire à l’intérieur de laquelle le candidat indiquera le titre de la nouvelle, son nom, son adresse, sa profession, son numéro de téléphone et son adresse électronique. Cette enveloppe, soigneusement cachetée, ne sera ouverte qu’à l’issue des délibérations du jury.
 
5- Frais de participation
- La participation est de 10 € par nouvelle envoyée. 
- Le chèque de 10 €, libellé à l'ordre du CELT, ne sera pas placé dans l'enveloppe d'identification.  
- Le règlement par virement est possible ; le RIB est à demander à la secrétaire par courriel (A mentionner dans l’objet du courriel).
 
6- Envoi des nouvelles
- Les documents (3 exemplaires du texte + chèque + enveloppe fermée avec les coordonnées) devront parvenir à la secrétaire pour le mardi 12 septembre 2023, dernier délai.
- Toute candidature qui parviendra au-delà de cette date sera refusée.
- Tout envoi incomplet sera refusé.
- La candidature est validée lorsque les deux envois sont reçus (numérique et papier). Une confirmation sera alors adressée au candidat.
Adresse d’envoi des documents au format papier, en envoi simple ou lettre suivie.
 
 Corinne FLORENTIN / Secrétaire du Prix Moselly
2 rue Commandant HUCK
54200 TOUL

- Adresse d'envoi des documents au format numérique : prix.moselly@gmail.com
 
7- Résultats
- Il n’y a qu’un seul lauréat.
- Si le jury ne trouve pas la qualité attendue dans les textes reçus, le prix ne sera pas décerné.
- Le résultat sera communiqué au lauréat courant novembre, par téléphone, à l’issue de la réunion du jury et sera publié dans la presse locale.
- Tous les autres participants seront informés par courriel du titre de la nouvelle primée et de l'identité du lauréat. Il leur sera toujours possible de concourir les années suivantes mais en présentant de nouveaux textes.
 
 8- Remise du prix
- Le prix sera remis au lauréat, ou à son représentant, le samedi 25 novembre 2023 lors d'une cérémonie conviviale à l'Hôtel de Ville de Toul. Le lauréat pourra, s'il le souhaite, faire la lecture publique de son texte, sinon elle sera déléguée à un membre du jury.
- Le montant du prix octroyé par la Ville de Toul est de 500 €.
- Le lauréat recevra un diplôme original.
 
 9- Publication
- Le texte primé sera publié, et éventuellement illustré, dans Études Touloises, revue trimestrielle du CELT, et sur le site des Études Touloises
 - Études Touloises possède l'exclusivité du texte pendant un an.
- Passé ce délai, le lauréat pourra publier sa nouvelle à son gré.
- Le lauréat recevra 5 exemplaires de la revue contenant son texte.
- Le lauréat autorise la citation de son nom et la publication de sa photo.
- Le participant qui aurait plagié assumera seul les risques encourus.
 
 10- Divers
- Le jury décline toute responsabilité en cas d'envoi égaré ou reçu hors délai.
- Les délibérations du jury sont confidentielles et ses décisions souveraines. Aucune contestation ne sera admise.
- Le fait de participer au concours implique l’acceptation de chacun des articles de ce règlement.
- Les documents reçus ne seront pas retournés à leurs auteurs. Un exemplaire de chaque envoi sera archivé pour le CELT à la bibliothèque du Musée Michel Hachet de Toul.
 
oOo 

Télécharger le règlement ICI

 

vendredi 20 janvier 2023

Assemblée générale ordinaire du CELT

Mardi 07 février 2023 à 20h30
Salle des Adjudications (dans la cour de l'Hôtel de Ville, 13 rue de Rigny, Toul)
 
 
 Ordre du jour :
  • Rapport moral et d’activités 2022
  • Rapport sur le Prix Moselly
  • Rapport sur les Études Touloises
  • Rapport financier
  • Rapport financier des Études Touloises
  • Projets pour 2023
  • Élection des membres du conseil d'administration
  • Élection du vérificateur aux comptes
  • Montant de la cotisation 2024
  • Questions diverses
Il sera possible de se présenter à partir de 20h00 pour émarger et renouveler sa cotisation (10 €) avant la séance.

jeudi 12 janvier 2023

Retour sur la conférence du mardi 10 janvier 2023

 
Michel Rémillon,agriculteur retraité, vice-président de l'association "Les Lorrains du Banat"

 

Fidèle à la philosophie d'un de ses anciens professeurs selon laquelle "l'Histoire ne s'apprend pas mais se comprend", le conférencier a débuté son exposé par un historique détaillé du duché de Lorraine.
On en retiendra que, suite aux efforts de repeuplement de la Lorraine après les ravages de la guerre de 30 ans et de la peste, il était difficile de concevoir l'émigration de ses habitants. Mais ceux-ci, victimes de la pauvreté, de la pression fiscale, de la politique et des aléas climatiques, partirent vers le banat, où un "Eldorado" leur était promis. Chaque famille se voyait attribuer 12 hectares de terres situés dans des marais proches du Danube et de la Timis (environs de Timisoara) afin de les mettre en valeur. La condition essentielle était d'être catholique, quelques juifs furent acceptés. Cette émigration concernant plus de 6 400 familles rien que pour l'année 1770 fut clandestine.
 
Localisation du Banat

Considérés comme "allemands", les hommes furent incorporés de force dans la division SS Das Reich-Prince Eugène lors de la seconde guerre mondiale.
Craignant l'arrivée du communisme, de nombreux Banatais firent le voyage en sens inverse, en France vers Colmar et La Roque-sur-Pernes, mais aussi vers divers pays tels que l'Australie, les USA, le Brésil, le Canada, l'Argentine, le Royaume-Uni, la Turquie.
 
Face aux émigrations actuelles ayant les mêmes causes, cet épisode de l'Histoire ne peut que nous interpeler. " Nous sommes tous des immigrés, il n'y a que le lieu de naissance qui change." (Philippe Seguin)
 
Les descendants des Banatais se regroupent en une association internationale "Les Lorrains du Banat", laquelle se réunira lors d'un colloque à Lunéville au printemps prochain.
 
Cette conférence est complémentaire de celle du 8 février 2022 : "Un chef de guerre au service des Habsbourg contre les Ottomans : le duc Charles V de Lorraine", présentée par Laurent Jalabert.
La nouvelle primée au prix Moselly "Lorsque fleurissent les pierres", écrite par Valérie Laplanche, a pour thème le retour d'une famille de Banatais vers La Roques-sur-Pernes. Téléchargeable ICI.

mercredi 4 janvier 2023

Conférence du mardi 10 janvier 2023 : Les Lorrains du Banat

Le destin d’une communauté : les Lorrains au Banat

par Michel Rémillon

Michel Rémillon (Photo ER)

Au XVIIIe siècle, acculés à la misère par les conditions climatiques et les exactions de l’intendant français de la Galaizière, un nombre important de Lorrains ont émigré au Banat de Temesvar (Roumanie actuelle). Le prince Eugène de Savoie, au service de l’Empire, et plus tard Marie-Thérèse et son époux l’empereur François 1er, les avaient invités à s’établir, aux confins du Danube. En 1716, le Prince Eugène de Savoie avait repris le Banat aux Turcs. Claude Florimond de Mercy fut nommé gouverneur, en charge de repeupler les campagnes ravagées par la guerre avec les ottomans. Il fit appel à ses compatriotes, lorrains catholiques, pour la remise en valeur de ces terres, auxquels se joignirent bientôt des alsaciens. Les conditions de vies furent difficiles dans un premier temps.

Après 2 siècles de labeur et des découpages politiques issus de la Première Guerre mondiale, la Seconde apporta ses heures noires. Les Français du Banat, devenus germanophones avec le temps, furent confrontés à un pangermaniste hitlérien qui les incorpora de force dans les armées du Reich. Avec la capitulation de l’Allemagne, les survivants furent accueillis dans des camps de réfugiés apatrides du côté ouest. Grâce à l’action de deux hommes d’exception, Robert Schuman et Jean Lamesfeld, président du Comité des Français du Banat, 12 000 personnes sont revenues entre 1950 et 1963 sur les terres de leurs ancêtres, en Lorraine ou en Alsace. Quelques-uns repeuplèrent le village abandonné de la Roque-sur-Pernes (Vaucluse) Des milliers d’autres émigrèrent vers les USA, le Brésil ou l’Australie. 

***

Salle des Adjudications, cour de l’hôtel de ville de Toul, à 20h30
Entrée libre

mercredi 14 décembre 2022

Retour sur la conférence du 13 décembre 2022

Accueil par Philippe Masson, président du CELT

Le conférencier, Francis d’Alascio, a commencé son intervention par la présentation de l'Académie des Arts du Feu, association dont il est président du conseil d'administration. ALORAF
 
 
 
L'histoire des Cristalleries de Nancy commence grâce à Jules Bayet. Jeune homme, il préfère se lancer dans les études plutôt que de reprendre la ferme familiale dans les Alpes. Ses études terminées, ses parents l'envoient dans de la famille à Bertrichamps. Il est alors embauché dans la cristallerie de Baccarat. Après avoir travaillé pendant 13 ans au sein de celle-ci et de son annexe de Rambervillers, puis à Paris auprès du grand parfumeur Coty, il décide de créer sa propre cristallerie. Tout va aller très vite, et l'établissement ouvre en 1920, dans un site proche de celui de Daum, à qui il promet : "Pas de concurrence, que des flacons en cristal que vous ne faites pas, pas de couleur sauf pour le flaconnage, pas d’appât par le gain de vos ouvriers".
Les membres fondateurs sont préemptés et le Conseil d’administration constitué. La marque "Les Cristalleries de Nancy" est déposée et les installations industrielles sont construites. Le premier four est allumé le 27 janvier 1921 et une centaine d’employés fabrique les premières séries de flacons de parfum en cristal. Auguste Houillon rejoint la cristallerie, dès son ouverture, comme directeur artistique.
Le premier krach boursier du printemps 1921 et l’effondrement des commandes vont conduire les administrateurs à réorienter l’entreprise vers une production complémentaire d’articles de table, de toilette et de décoration. L’effet de relance escompté ne se fait pas attendre et dès la fin de 1922, les Cristalleries de Nancy ont retrouvé une croissance importante. Les bâtiments constituant la halle verrière et la taillerie sont agrandis.
La direction prépare la participation à l’Exposition Internationale des Arts décoratifs et industriels modernes de Paris en 1925. Michel Colle est recruté pour créer une nouvelle collection. Un catalogue est édité et les objets d’une remarquable qualité sont fabriqués. Le succès est au rendez-vous et la manufacture recevra un Grand Prix tandis que l’artiste sera récompensé par un jury international pour sa participation active au projet nancéien. En 1926 le commerce est florissant pour les cristalleries qui emploient 1 100 personnes. Sous l’impulsion de Jules Bayet, l’administration constitue un réseau de vente étendu tant en France qu’à l’international. Une filiale est créée à New-York la même année.
C’est dans ce contexte prometteur que le krach boursier de l’automne 1929 vient stopper brutalement la marche en avant de la manufacture en causant des dommages considérables à ses finances. Pour la seconde fois, l’entreprise doit prendre des mesures de redressement comme la fermeture d’un four, le licenciement de certains personnels et la baisse des salaires.
Malgré de nombreuses actions menées dans l’entreprise, dans les réseaux commerciaux et financiers et auprès des personnalités les plus influentes, la faillite de la société est prononcée, par le tribunal de commerce de Nancy le 7 avril 1934.
L'ALORAF souhaiterait mettre en valeur le bâtiment administratif, seul rescapé des cristalleries, et en faire une vitrine de l'ensemble des cristalleries du Grand-Est. 
 
Maison de l’administration
© Collection Privée. Photo D. Ledan. (Source Est Républicain) 
 
Lors du débat qui a suivi, il a été évoqué le travail du Toulois Joseph Schneider. 
 
Nancy, la cristallerie oubliée - (1920-1934)
écrit par Gérard Caussaint, disponible sur le site de l'ALORAF. ICI
 
Plus de détails ICI, et une vidéo.
 

dimanche 4 décembre 2022

Conférence du 13 décembre 2022 : Les cristalleries de Nancy

Mardi 13 décembre 2022 - 20 heures 30
Salle des adjudications, cour de l’hôtel de ville de Toul.
Entrée libre et gratuite 
 
(Source Est Républicain)
Francis d'Alascio
Ingénieur chef de section honoraire SNCF.
Membre du conseil d’administration de l’Académie Lorraine des Sciences.
Président de l'ALORAF (Académie Lorraine des Arts du Feu) 
 
présentera
 
LES CRISTALLERIES DE NANCY 1920-1934
 
Dès le début des années 20, la société vit une période de grande transformation : "Les Années Folles". C’est le bon moment pour Jules Bayet qui décide de créer à Nancy, une toute première cristallerie de prestige initialement destinée à la fabrication exclusive de flacons de luxe pour les parfumeurs.
Le premier krach boursier du printemps 1921 et l’effondrement des commandes vont conduire les administrateurs à réorienter l’entreprise vers une production complémentaire d’articles de table, de toilette et de décoration. En 1925, la manufacture participe à l’Exposition internationale des Arts décoratifs et industriels modernes de Paris, elle reçoit un Grand Prix.
En 1926 le commerce est florissant pour les cristalleries qui emploient 1100 personnes. Sous l’impulsion de Jules Bayet, l’administration constitue un réseau de vente étendu tant en France qu’à l’étranger. Une filiale est créée à New-York la même année.
Le krach boursier de l’automne 1929 vient stopper brutalement la marche en avant de la manufacture et cause des dommages considérables à ses finances.
Malgré de nombreuses actions menées dans l’entreprise, dans les réseaux commerciaux et financiers et auprès des personnalités les plus influentes, la faillite de la Société des Cristalleries de Nancy est prononcée le 7 avril 1934 par le tribunal de commerce de Nancy.