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mercredi 13 mars 2024

Retour sur la conférence du 12 mars 2024

C'est devant un auditoire fidèle que Pierre Crétin, professeur en retraite de dessin au lycée professionnel Cugnot de Toul, a présenté une conférence sur Nicolas Joseph Cugnot et son fardier. Cette conférence était richement illustrée par un diaporama et par des anecdotes intéressantes rendant l'exposé à la fois pédagogique et ludique.
 

L’image représente un accident supposé, qui serait survenu au cours d’un essai du second prototype du fardier de Cugnot, en 1770. 

Nicolas Joseph Cugnot est né à Void (55) le 25 février 1725.


Doué en dessin et en mathématiques, il suit des études d'ingénieur militaire à l'école de Génie Royal de Mézières avant de s'engager comme ingénieur dans l’armée. C'est dans ce cadre qu'il envisage la construction d'un véhicule mu par la vapeur, destiné au transport de canons sur les champs de bataille, remplaçant l'utilisation de chevaux. Encouragé par le ministre Choiseul et le général de Gribeauval, son projet verra le jour sous forme d'une maquette préliminaire, puis de deux exemplaires, le 3e fardier datant de 1770.

Le véhicule étant peu pratique et très lent, le projet n'ira pas plus loin. 

En 1988, le proviseur du lycée Cugnot de Toul propose aux enseignants concernés de réaliser un fardier afin d'honorer son établissement à l'occasion de son 40e anniversaire. C'est ainsi qu'une réplique, à l'échelle ½ sera construite par les élèves et professeurs du lycée, dont Pierre Cretin faisait partie, et l'ERM de Toul. Pour cela, les mêmes moyens techniques que ceux de l'époque de Cugnot sont utilisés. L'exemplaire est une copie de l'original du 3e fardier exposé au Conservatoire des Arts-et-Métiers de Paris, sur lequel toutes les cotes ont été relevées, sauf celles qui auraient nécessité le démontage de pièces que le musée n'a pas autorisé. Cette réplique est encore exposée dans l'enceinte de l'établissement scolaire.

 3e fardier exposé au Conservatoire des Arts-et-Métiers de Paris
(Source : Wikipédia)

En 1989, un fac-similé à l'échelle ½ est construit en vue de participer au concours « Maintenance 89 » qui a lieu le 8 juin 1989 à l’Aquaboulevard à Paris, dont il remportera le prix. Il fait intervenir les élèves et les professeurs des lycées Nicolas-Joseph Cugnot de Toul, Henri Loritz de Nancy et Jean Hanzelet de Pont-à-Mousson, ainsi que des ingénieurs de l’ESSTIN.

mardi 5 mars 2024

Conférence du mardi 12 mars 2024

Salle des Adjudications, 20h30. 

Le Fardier de Cugnot, de l’invention originelle à l’aventure de la conception d’une réplique.

Pierre Crétin, ancien professeur au lycée Cugnot de Toul, parlera de la construction de la réplique du fardier conçu par Joseph Cugnot. 

 "Le fardier est testé le 7 juin 1989 dans la cour du lycée de Toul. Pierre Crétin, professeur de dessin, effectue un tour d’honneur sous les applaudissements des élèves, des professeurs et du proviseur de l’établissement." 
Le Républicain Lorrain - 02 octobre 2019

lundi 8 mai 2023

Retour sur la sortie "nature et découvertes" du 6 mai 2023

9 heures 30, place de la fontaine à Void. Onze personnes sont prêtes à prendre le départ. Francis Specte mène le groupe.
 

Une grimpette sert de mise en jambes et permet d'accéder au sommet de la colline située au sud-ouest de la bourgade. Les marcheurs sont récompensés de leur premier effort par la vue magnifique sur les vallées du Vidus, de la Méholle et de la Meuse. Au pied de la Côte des Vignes, on devine le canal de la Marne au Rhin, thème de la balade.
 
 
À Vacon, un petit détour permet d'admirer la source (exsurgence) du Vidus, un joli lavoir à colonnes, un moulin, la rivière aux vifs courants dans lequel s'ébattent quelques truites et autres poissons plus modestes. Juste après l'avoir franchie sur un pont, apparaît, sur la gauche, l'usine élévatoire destinée à alimenter le canal en eau à Mauvages, 9 km plus loin, point haut du canal de la Marne au Rhin Est. Le bâtiment, construit sur le même modèle que celui de Valcourt à Toul, n'est pas ouvert aux visites.
 
Source du Vidus

 
Usine de Vacon
 
Puis le groupe s'engage dans la forêt en suivant la rigole d'alimentation vers le sud. Les rivières et sources ayant un débit suffisant pour alimenter le canal, la rigole n'est pas fonctionnelle à cette époque de l'année, et donc à sec ce jour-là. Son trajet est souterrain (siphon) au passage des vallons, encaissés.


Entrée d'un siphon, avec un étroit plan incliné destiné au gibier qui y serait tombé
 
Les marcheurs doivent, pour suivre la rigole, descendre puis monter des pentes raides, heureusement courtes. Les bras tendus aux moins agiles sont les bienvenus : les cailloux du sentier roulant sous les pieds. Une dernière descente et les marcheurs, qui commencent à avoir faim, empruntent un chemin qu'aurait pris Jeanne d'Arc à cheval, en février 1429, entre Vaucouleurs et Chinon.
Le groupe fait escale au port de Sauvoy pour la pause méridienne qui durera deux heures. Chacun sort son casse-croûte du sac.
 

Francis fait quelques rappels sur le canal, pour ceux qui auraient oublié les détails de la conférence du mardi 11 octobre 2022 donnée par Pierre Crétin. Marie raconte son enfance de fille de mariniers ayant navigué à bord d'une péniche Solvay. Pierre, ancien professeur au lycée professionnel Cugnot de Toul, raconte comment a été réalisée la maquette au 1/2 du fardier conçu pas l'ingénieur Nicolas Joseph Cugnot, né à Void au début du XVIIIe siècle.
Le retour vers le point de départ se fait à plat en longeant le canal par son chemin de halage herbeux. Cela permet de découvrir 5 écluses, des trop-pleins et diverses curiosités liées à la voie navigable. On y apprend qu'un "panama" n'est ni un chapeau, ni un pays avec son canal homonyme, mais un établissement situé à proximité d'une écluse, sorte de relais de poste, destiné au ravitaillement des chevaux et des mariniers. Ces bâtisses ont été aménagées en résidences privées, tout comme les maisons éclusières.
 

 

Paul a partagé ses connaissances botaniques en fonction des espèces rencontrées tout au long du trajet.
De retour à Void, c'est sur l'ancien château que se porte l'attention, Francis et Philippe fournissant les explications sur son histoire et son architecture.
 
Tour de la poterne avec sa belle canonnière, en bas, à droite
 
Après avoir parcouru 14 km, les participants ont soif ! Les trois troquets étant fermés, Bernard, le participant local, propose de venir prendre un rafraîchissement à son domicile. Cela permet de découvrir les rues du village traversé par le Vidus.

jeudi 13 octobre 2022

Retour sur la conférence du 11 octobre 2022

Pierre Crétin, ancien professeur de l’enseignement technique et professionnel, a présenté une conférence traitant du canal de la Marne au Rhin
 
 

Comme son nom l'indique, le canal de la Marne au Rhin permet la navigation entre la Marne à l'ouest, et le Rhin à l'est. Long de 314 km, ce canal de jonction permet de relier Vitry-le-François à Strasbourg/Kehl, et ainsi de passer du bassin Seine-Normandie au bassin Rhin-Meuse en franchissant la ligne de partage des eaux à Mauvages, dans la Meuse.
 
 
Sa mise à l'étude fut réalisée par l'ingénieur des ponts et chaussées Barnabé Brisson à partir de 1826 et les travaux furent menés par l'ingénieur polytechnicien Charles-Étienne Collignon. Ils débutèrent en 1838 et durèrent une quinzaine d'années, avec les moyens de l'époque. Il s'agissait de construire des écluses, séparées par des biefs d'autant plus courts que les pentes étaient importantes, de creuser des tunnels (souterrain de Mauvages, tunnel de Foug, d'Arzviller…), des ponts-canaux comme à Troussey pour franchir la Meuse et à Liverdun, pour la Moselle, de l'alimenter en eau (usines élévatoires, comme à Toul-Valcourt) … 
Le creusement du souterrain de Mauvages, long de 4877m nécessita l'intervention de 3000 hommes (ouvriers, prisonniers, travailleurs immigrés) sous la surveillance de la maréchaussée !
 
Le programme Charles de Freycinet (loi du 5 août 1879) le classe en voie de 1ère catégorie.
Depuis, la navigation empruntant la Moselle canalisée, le tronçon Toul-Frouard n'existe plus. Des modernisations successives ont eu lieu, comme, par exemple, la construction du spectaculaire plan incliné de Saint-Louis-Arzviller.
 
Son étanchéifié fut assurée par de l'argile et ses berges consolidées successivement pas des pierres de taille, du béton, des palplanches.
 
La traction des péniches, en bois pour les plus anciennes, via le chemin de halage, fut d'abord humaine, puis animale (mulet, cheval), puis motorisée par des tracteurs, les plus récents étant électriques, jusqu'à l'autonomie des péniches.
Au souterrain de Mauvages, la traction se faisait par un toueur, sorte de bateau fonctionnant avec une chaîne et permettant de tirer jusqu'à une dizaine de péniches.

 Toueur de Riqueval fonctionnant sur le canal de saint-Quentin (Aisne) :

  

  

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Après un exposé riche en illustrations, le public a pu poser quelques questions, voire compléter avec des anecdotes personnelles.
 
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Pour illustrer cette conférence, une sortie sera organisée au printemps 2023 afin de découvrir l'élévateur d'eau à Void.

mercredi 28 septembre 2022

Conférence du 11 octobre 2022 Le canal de la Marne au Rhin, par Pierre Crétin

Mardi 11 octobre à 20h30, salle des adjudications, cour de l'hôtel de Ville de Toul, entrée libre.

Pierre Crétin, professeur de l’enseignement technique et professionnel, a toujours eu une passion pour la mécanique sous ses formes diverses. Il s’est intéressé aux différentes réalisations techniques, en particulier du transport : l’automobile, le train, les navires, et par conséquent aux moyens de communication qui s’y rattachent : autoroutes, voies ferrées, canaux fluviaux. Sur le plan local, il a travaillé en particulier avec ses collègues et les élèves du lycée Cugnot à la réalisation de la première copie fonctionnelle du fardier ; copie qui a remporté le premier prix au Challenge de la Maintenance à l’Aqua Boulevard à Paris en 1989.

Cette conférence est consacrée au canal de la Marne au Rhin. Outre une présentation historique et technique de ce canal, la séance consistera à parcourir son trajet en s’arrêtant sur les ouvrages principaux qui jalonnent le parcours. Le but est aussi de donner l’envie aux personnes présentes de se rendre compte sur place de l’ingéniosité et du travail difficile accompli par les hommes il y a presque deux siècles. 

Le canal à Ecrouves

Le tunnel de Foug

Double écluse à Foug

Le pont-canal de Troussey permet au canal de franchir la Meuse et la D36

L'écluse 25 permet l'entrée des bateaux au Port de France, à Toul